Selon un sondage publié récemment par l'institut BVA, le jugement des citoyens des 5 plus grands pays européens sur l'action de leurs pouvoirs publics est globalement négatif. Il est en outre très contrasté selon l'axe nord-sud : 34% de jugements positifs en moyenne quel que soit le domaine investigué. Seule la police recueille tout juste plus de 50% d'avis positifs (51%) alors que l'action publique en matière d'emploi et de chômage est la plus mal classée (21% d'avis positifs en moyenne et moins de 10% en Espagne et en Italie).
Le programme "Développement de la Stratégie d'Entreprise et Emploi des Jeunes" lancé par le gouvernement espagnol vise à lutter contre le chômage très élevé des jeunes et à le faire descendre sous le seuil de 15% (objectif un peu présomptueux au vu du taux actuel de 57,2%). Chaque communauté autonome peut l'appliquer à sa guise. Le gouvernement de Madrid a lancé un programme pilote, complémentaire aux règles définies par l'Etat, qui va permettre aux entreprises d'insertion de saisir les postes vacants des entreprises présentes dans sa zone d'intervention. De même, le gouvernement madrilène va primer les agences privées pour chaque contrat qu'elles obtiennent pour les chômeurs.
La problématique de l'emploi des personnes en situation de handicap n'est pas neuve : son premier cadre législatif date de la fin de la première guerre mondiale : on pourrait penser que l'ensemble des employeurs privés et publics ont eu le temps de se familiariser avec les spécificités de ces personnes et que leur emploi ne soulève plus de difficultés insurmontables. Mais les statistiques, pour imparfaites qu'elles soient (et elles le sont), restent impitoyables
Pays de tradition juridique anglo-saxonne le Canada, Québec inclus, développe un modèle d'intégration qui passe par la reconnaissance d'un certain multiculturalisme : statistiques ethniques - obtenues par de méthodes basées sur l'auto déclaration raciale - monitoring dans l'accès à l'emploi mais aussi, au Québec, concept des accommodements raisonnables
Ce n'est pas lui qui souscrirait à la célèbre formule des années quatre vingt-dix : « le travail, une valeur en voie de disparition ». S'affirmant gaulliste social, proche de François Fillon, Jérôme Chartier veut au contraire le réhabiliter et il déplore qu'il soit aujourd'hui systématiquement associé à l'idée de souffrance
Depuis le début de la crise en 2008, l'Allemagne a ajusté le volume du travail à l'évolution de l'activité constatée par des modalités d'aménagement et de réduction du temps de travail à une échelle bien plus poussée que ses voisins européens. De plus, ces modalités d'ajustement frappent par leur caractère atypique au regard des précédents cycles d'activité
L'accord interprofessionnel sur la sécurisation de l'emploi est très controversé : les uns dénoncent une régression majeure du droit du travail et une menace sur la qualité de l'emploi de tous, et les autres saluent une avancée majeure. Pour proposer une appréciation, trois étapes sont logiquement nécessaires. Il faut d'abord revenir sur la démarche générale de l'accord, ensuite examiner la manière dont le processus parlementaire le rationalise, l'encadre et le transcrit, pour enfin aller dans le détail des mesures.
Alors qu'à l'évidence la crise s'est installée pour durer dans de nombreux pays européens, que la croissance sera au mieux molle et la création d'emplois faible, alors que les finances publiques sont mal en point, les ravages du chômage ne cessent de s'étendre. Il y va d'un vrai contrat d'avenir, d'un vrai contrat de générations ! "Dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé disait François Mitterrand il y a tout juste 20 ans ! Mais est-ce si sûr ?
Les principales organisations patronales françaises ainsi que 3 confédérations syndicales ont signé le 11 janvier 2013 un important accord interprofessionnel sur la sécurisation de l'emploi. S'agit-il d'une avancée majeure vers une flexicurité « à la française » ? D'une régression significative de la protection des travailleurs ? Pierre Beretti, président directeur général d'Altédia, l'un des plus importants cabinets français de conseil en RH, livre son analyse à chaud des innovations avancées et des défis que représente ce vaste ensemble de dispositions
La Fondation Robert Schumann publie en ce tout début d'année une très intéressante étude conduite par Alain Fabre, expert financier, qui compare le rôle du travail dans l'économie et dans la société en France et en Allemagne
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