Handicap et emploi : attention aux abus

Certaines entreprises et administrations publiques font la chasse, dans leur effectif, au personnel ayant « acquis » des handicaps dus à l'âge. Cette pratique leur permet de respecter le seuil légal de 
6 % sans avoir à embaucher. Wenceslas Baudrillart a publié récemment cette « alerte » concernant l'emploi des personnes handicapées. Metis la reprend avec l'autorisation du journal Les Echos, que nous remercions.

L’hypocrite utile de l’entreprise

Trois exemples qui montrent que la mauvaise réputation des DRH se base, hélas, sur des faits concrets. Accumuler les travailleurs handicapés d'une entreprise qui n'en a plus, favoriser la branche d'un pays d'une multinationale, quitter son costume de marque pour mieux faire passer des licenciements, autant de situations qui n'aident vraiment pas à redorer leur blason.  

Handicap : vers un droit commun de l’emploi

Marie-Anne Montchamp, qui a été 3 fois Secrétaire d'Etat dans le gouvernement français, revient dans un entretien exclusif avec Metis sur la création en 2005 d'une des principales lois sur les droits des personnes handicapées, ainsi que sur un possible droit commun de l'emploi.

Des travailleurs handicapés dans les entreprises high-tech

En tant que responsable de la mission handicap du groupe THALES, Gérard Lefranc doit incorporer les obligations d'emploi de travailleurs handicapés dans sa politique de recrutement et de maintien dans l'emploi. Dans cet entretien exclusif avec Metis, il décrit son approche ainsi que sa coopération avec les établissements d'enseignement pour surmonter perceptions et questions de qualifications.

D’un métier à l’autre : histoire d’une conversion

Du câblage automobile à la blanchisserie industrielle : c'est le chemin atypique par lequel sont passés une cinquantaine d'ouvriers handicapés suite à la fermeture de l'usine Renault de Boulogne-Billancourt en 1992. Wenceslas Baudrillart, directeur d'Asnières Industries Adaptées, nous raconte les hauts et les bas de cette conversion si particulière.

Penser l’Agefiph : un levier efficace et durable

De par la volonté du législateur, l'Agefiph - Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées  - se situe à la croisée des chemins de plusieurs cultures : la culture du paritarisme, la culture du service public de l'emploi, celle du secteur de l'engagement associatif et celle de l'entreprise et du service. Cette situation singulière lui confère une dimension culturelle originale qui repose sur un équilibre de composition entre des codes spécifiques appartenant à chacune des sphères patronale, syndicale, associative et publique.

Agefiph : un instrument d’égalité ?

Comment le législateur français a-t-il traduit de façon originale le principe d'égalité des droits et des chances pour les travailleurs handicapés préconisé par les directives européennes et les conventions internationales ? Cet article en deux parties s'efforcera d'exposer les principes qui ont été posés par la gouvernance de l'Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion professionnelle des Personnes Handicapées (Agefiph) afin de faire de cette institution un instrument approprié et efficace pour concrétiser l'égalité des chances.

Qui sont donc les personnes handicapées ?

Sera-t-on étonné qu'un grand flou règne en ce domaine ? Il existe une classification internationale du handicap : « terme générique pour les déficiences, les limitations de l'activité et les restrictions à la participation ». L'OMS a travaillé à produire un contenu consensuel de ces notions mais les marges d'interprétation restent importantes selon le degré de développement des systèmes sanitaires et d'accompagnement social. De plus, l'identification des personnes handicapées dépend largement, non pas de filières incontournables d'enregistrement administratif, mais de déclarations faites par la personne elle-même ou par son entourage. Qui ne veut pas se déclarer handicapé n'est pas compté comme tel.

Accueil et travail des personnes handicapées : la réussite des ESAT

Etablissements sociaux et médico-sociaux, les ESAT (Etablissements et Services d'Aide par le Travail) "accueillent", "emploient" des travailleurs handicapés dont le statut ne relève pas du droit commun du travail. Créés dans les années 60, initialement pour des adultes handicapés mentaux, les ESAT, autrefois CAT (Centre d'Aide par le Travail), proposent un ensemble de solutions d'accès à l'emploi : emplois ordinaires avec ou sans aides (humaines, techniques), emplois subventionnés (entreprises adaptées - ex ateliers protégés -, aides à l'emploi liées à la lourdeur du handicap), enfin emplois protégés.

Souvenirs, souvenirs : gestion d’une demande de salle de prière dans l’entreprise

L'entreprise est créée à l'automne 1992. C'est un projet un peu particulier : elle doit assurer la reconversion professionnelle de travailleurs handicapés licenciés par l'industrie automobile, avec le double statut d'entreprise d'insertion et d'atelier protégé (aujourd'hui entreprise adaptée). Ses salariés d'origine, une cinquantaine, sont français, espagnols, portugais, maghrébins, turcs, sénégalais ou maliens. Ils ne sont pas franchement motivés par les questions religieuses mais habités par une haine froide contre leur ancien employeur, la grande maman automobile qui les a trahis et se soulage d'eux en les recasant dans une PME qui n'est même pas normale. Du coup ils reportent une bonne part de cette affectivité blessée sur leur nouvel employeur qui fait comme il peut avec cette rancune active.

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