Matthieu est en passe de réussir. Sans conviction mais honorablement, il poursuit un Master Professionnel en contrôle de gestion. De retour de troisième année à Londres où il a surtout fait du sport, il est depuis quelques mois en apprentissage dans une de ces « belles boites » qui offrent encore un bon emploi. Il est déjà rémunéré 1,5 fois le Smic pour un mi temps et poursuivre ses études
L'expression directe des salariés au travail : le sujet revient en force. Il s'impose comme une voie de progrès face à la dégradation des conditions de travail et au mal-être qui s'étend dans les organisations publiques comme privées. C'est aussi un levier d'efficacité pour les entreprises et un axe fort de la négociation interprofessionnelle en cours sur la qualité de vie au travail.
Qui parmi nous a célébré le 9 mai dernier la fête de l'Europe ? Pas grand monde, j'imagine, et pour cause : qu'y a-t-il donc à célébrer ? A moins de penser que l'agonie d'une certaine idée de l'Europe est un prélude à une refondation désirable. Mais puisque nous en sommes bien loin, parlons d'autre chose ! Je voudrais évoquer ici la question de l'expression des salariés au travail. Promue en France dès 1982 par les lois Auroux, elle fut longtemps décriée avant d'être ignorée. Pourquoi renaîtrait-elle aujourd'hui alors qu'elle avait été accueillie avec une grande méfiance tant par les dirigeants d'entreprises que par une large partie des représentants du personnel ?
Apprendre de ses erreurs ? Les patrons français rejettent cette vieille leçon. A tort : une méprise à l'hôpital ou une petite chute sur un chantier en disent beaucoup. Metis reprend ici avec son autorisation un article publié par Elsa Fayner de Rue89
Fondateur de NoveTerra, consultant international en stratégie et ancien responsable du développement durable pour le groupe Vivendi, Stéphane Riot est co-auteur de « Vive la CoRévolution ! pour une société collaborative ». Pour lui, la société de demain sera collaborative, les entreprises vont devoir prendre le virage de l'intelligence collective
Crise du management, exception française, stratégies d'implantation en Chine : Metis poursuit son entretien avec Martine Le Boulaire, directrice du développement d'Entreprise et Personnel qui a beaucoup étudié les modèles managériaux à l'œuvre en France et dans le monde. Elle nous avait confié dans une première partie ses réflexions sur le modèle européen et la fin annoncée du management low cost dans les pays émergents
Martine Le Boulaire, directrice du développement d'Entreprise et Personnel a beaucoup voyagé. Elle a étudié de près les modèles managériaux à l'œuvre dans les pays émergents (Chine, Russie, Brésil..). Elle nous livre ici son regard sur les différentes évolutions en cours dans ces trois pays
Une des définitions du métier des managers affirme qu'ils sont là pour faire travailler les autres. Du coup, le travail propre de ces salariés intermédiaires, ni cadres dirigeants ni opérateurs, est souvent oublié. Travailler et faire travailler seraient antinomiques et plutôt que de passer d'une mode managériale à une autre, il est nécessaire de chercher à connaître mieux les évolutions et les difficultés vécues par ceux qui en ont la charge, cadres fonctionnels et opérationnels. C'est ce qu'ont fait Jean-Marie Bergère et Yves Chassard en 2013 dans le livre A Quoi servent les cadres ?
En pleine crise économique, dans cette atmosphère de défiance croissante et malheureusement justifiée dans les institutions, il convient de regarder avec attention le renouvellement du débat sur la possibilité et la pertinence d'une évolution des modes de gouvernance et de type de management en entreprise. Le travail a changé, la production est largement immatérielle, la pression sur l'emploi est forte, l'exigence d'engagement subjectif se généralise. Longtemps taboue, la question de la gouvernance est aujourd'hui reposée
Liberté + responsabilité = performance + bonheur. Telle pourrait être la devise d'Isaac Getz, professeur de leadership et de l'innovation à ESCP Europe. Il faudrait construire les organisations pour l'homme et non contre lui et bannir les vocables management, motivation, culture et valeurs pour faire de l'entreprise un modèle de performance. Décapant et sûrement bouleversant !
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