Les articles de Martin Richer

J’aime le débat, la délibération informée, folâtrer sur « la toile », lire et apprécier la vie. J’ai effectué la plus grande partie de mon parcours professionnel dans le Conseil et le marketing de solutions de haute technologie en France et aux États-Unis. J’ai notamment été directeur du marketing d’Oracle Europe et Vice-Président Europe de BroadVision. J’ai rejoint le Groupe Alpha en 2003 et j’ai intégré son Comité Exécutif tout en assumant la direction générale de sa filiale la plus importante (600 consultants) de 2007 à 2011. Depuis 2012, j’exerce mes activités de conseil dans le domaine de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au sein du cabinet que j’ai créé, Management & RSE. Je suis aussi administrateur du think tank Terra Nova dont j’anime le pôle Entreprise, Travail & Emploi. Je fais partie du corps enseignant du Master Ressources Humaines & Responsabilité Sociale de l’Entreprise de l’IAE de Paris, au sein de l’Université Paris 1 Sorbonne et je dirige l'Executive Master Trajectoires Dirigeants de Sciences Po Paris.

Le travail au temps du coronavirus : 4 lignes de front

La crise sanitaire nous fait entrer progressivement dans un nouveau paradigme, l’hyper-fragmentation du travail. Entendons-nous bien, la fragmentation du travail n’est pas un phénomène nouveau. Dans son ouvrage majeur Le Travail en miette, le sociologue Georges Friedman pointait déjà dans les années 1950, les effets délétères de l’atomisation des tâches jusqu’au geste unique, qui augmente la fatigue et les risques de troubles psychologiques. Mais ce qui a fait l’histoire de la société française, c’est l’intégration par le travail, qui a permis de construire un socle solide de protection sociale et de procurer des points de repères partagés entre ce que les observateurs d’hier appelaient les classes sociales et ceux d’aujourd’hui les catégories socio-professionnelles.

Par |2020-09-07T18:17:57+02:007 septembre 2020|Mots-clés : , , , , , |

L’industrie après le confinement : vue du ciel ou à hauteur d’homme ?

Jusqu’au 14 juillet, les grilles du Jardin du Luxembourg à Paris, accueillent une exposition intitulée « L’Industrie vue du ciel », organisée par l’Usine nouvelle. Elle regroupe 80 photos d’art grand format mettant en valeur des sites et réalisations industriels exceptionnels vus du ciel. Vous pourrez ainsi, tout en flânant, vous plonger dans le monde de l’industrie d’aujourd’hui, chariots élévateurs, hauts-fourneaux, locomotives et éoliennes, ponts et viaducs, sites de production et de stockage. Vues de haut, ces photos sont impressionnantes, parfois aussi inspirantes et surprenantes, comme la pyramide du Louvre et ses immenses panneaux de verre Saint-Gobain ou le ballet des grues de SNCF Réseau.

Par |2020-04-27T22:16:43+02:0027 avril 2020|Mots-clés : , , , , , |

Travail, sens, mobilités : quels enjeux pour les cadres ?

L’Observatoire de l’Apec vient de produire une étude de synthèse intitulée « Cinq enjeux pour l’emploi-cadre en 2020 », sur laquelle il est intéressant de s’arrêter pour questionner nos certitudes et nos doutes. C’est également l’occasion de revenir sur les débats qui ont fait bruisser le monde de Metis ces derniers mois.

Par |2020-03-23T15:03:51+01:0023 mars 2020|Mots-clés : , , , , , , , , , , |

Délibérer en entreprise ?

Les modes managériales sont impitoyables : qu’il s’agisse hier du lean management ou du modèle de l’entreprise libérée ou bien aujourd’hui du management agile, la solution est toute trouvée : réduisons ce management qualifié d’intermédiaire, comme les corps du même nom, réputés pour leur indécrottable conservatisme et leur pratique extensive de la résistance au changement. Dans l’ouvrage qu’il a dirigé et publié sous le titre L'Entreprise délibérée ; Refonder le management par le dialogue, Mathieu Detchessahar nous propose un diagnostic et des pistes d’action autrement plus subtils.

Par |2020-03-02T13:01:38+01:002 mars 2020|

La fatigue de l’Europe est une infox

En ces temps de Brexit, de campagne pour les élections européennes aussi poussive que confuse et de relatif désintérêt pour les questions européennes, la fatigue ressentie par les citoyens européens vis-à-vis de l’UE se transforme en épuisement, à en juger par les médias. Je propose dans cet article de remettre en avant des faits et chiffres qui contredisent quelques-unes des infox, qui nous entourent, propagées et amplifiées par les réseaux sociaux et d’autres qui le sont moins.

Par |2019-05-21T00:57:58+02:0020 mai 2019|Mots-clés : , , , , , |

L’exposition ÊtreS au Travail : des grilles qui libèrent

A Paris, les grilles du Jardin du Luxembourg accueillent l’exposition ÊtreS au Travail, en l’honneur du centenaire de l’OIT. Il s’agit d’un éventail très riche de 80 photos, prises par 34 photographes contemporains de l’agence Magnum ou indépendants. Elles nous dévoilent le travail moderne dans toute sa diversité et sous toutes les latitudes — 23 pays et 4 continents représentés, 38 secteurs d’activité et 57 métiers mis en avant. Ces photos, ces instantanés d’existence, sont devant les grilles : elles libèrent notre étonnement.

Par |2020-04-20T11:34:10+02:0013 mai 2019|Mots-clés : , , , , , |

L’Union européenne, la plus formidable machine à convergence

« La plus formidable machine à convergence du monde moderne » : c'est ainsi que la Banque Mondiale a qualifié l'Union européenne (UE). En effet, l'une des grandes réussites de l'Union depuis le début du millénaire a été d'arrimer un grand nombre de pays aux économies et aux systèmes sociaux disparates à un socle européen qui par ailleurs a progressé. C'est le schéma de la « convergence ascendante », une ligne de force qui se poursuit, malgré une remise en cause par la crise de 2008.

Par |2019-05-10T17:23:35+02:002 avril 2019|Mots-clés : , , , , , , , , |

L’intelligence collective : à quand le Grand débat dans l’entreprise ?

Les processus de concertation et de débat collectif se sont développés d'une part dans le public (État, grands projets d'équipement, collectivités territoriales) et d'autre part dans le privé en s'ignorant superbement. Alors que le gouvernement a lancé le Grand débat national, la question de la parole mérite d'être également posée dans l'entreprise. Or, malgré la soif d'implication de la part des salariés, malgré les bénéfices bien connus de la démarche, l'intelligence collective peine à se développer dans les entreprises françaises. Il faut donc s'interroger sur le pourquoi de cette situation, sur les facteurs clés de succès à réunir et sur les outils à mobiliser.

Innovations managériales : les désirs sont désordre

Les cadres ont fort à faire pour favoriser l'avènement du management de demain. Sur ce plan, la promesse de la modernité est partout, dans les livres, les colloques et les injonctions des dirigeants : un management plus respectueux des individualités, de la créativité, de la capacité d'initiative, de la volonté d'implication des collaborateurs. Qu'on se le dise : les innovations managériales, lean management, innovation participative, management agile et autres « entreprises libérées » allaient bien vite aplatir ou latéraliser les pyramides hiérarchiques et renforcer les marges de manœuvre des opérateurs et des collaborateurs. Pourtant, les pesanteurs du réel subsistent et avec elles, les organisations du travail, qui en France, restent engoncées dans un taylorisme dépassé.

La raison d’être : un objet managérial disruptif

« Si une entreprise demain veut être profitable, reconnue par nos concitoyens, la raison d'être va devenir un passage obligé, pour mobiliser les salariés, les fournisseurs, les clients, les actionnaires autour d'un objectif commun ». Voici ce qu'a répondu Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances à une question sur les conclusions du rapport sur l'entreprise et l'intérêt collectif, remis au gouvernement par Nicole Notat et Jean-Dominique Senard.

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