Réforme de la santé au travail : ne pas oublier les fondamentaux

Le rapport Santé au travail : Vers un système simplifié pour une prévention renforcée a été remis fin août au gouvernement français. Il a été rédigé par Charlotte Lecocq (députée LREM du Nord), Bruno Dupuis (consultant en management) et Henri Forest (ancien médecin du travail et ex-secrétaire confédéral de la CFDT). Il faut « fortement réorganiser le système dans son ensemble », disent les trois auteurs. Leurs propositions visent la simplification des obligations et démarches pour les entreprises et la fusion de l'INRS, de l'ANACT et de la CARSAT en une seule agence. Michel Weill, ancien directeur adjoint de l'ANACT, réagit. Metis publiera d'autres analyses de ce rapport.

Par |2019-05-29T18:45:07+02:001 octobre 2018|Mots-clés : , , , , , , , , , |

Le « pouvoir d’agir » des salariés à l’épreuve de la rationalité des entreprises

Là où la problématique des RPS (Risques Psycho-Sociaux) n'est considérée qu'à raison légale et où les démarches effectuées pour améliorer la QVT portent sur l'environnement de travail et l'idée d'être « bien dans sa tête, bien dans ses baskets », les notions de contenu, d'organisation et de conditions de réalisation du travail ne sont pas questionnées. Jean-Louis Pépin, sociologue et consultant (IDée Consultants) donne un éclairage sur le « pouvoir d'agir » des salariés, ou plutôt sur la frilosité qu'ont les entreprises à le leur accorder

Le travail des fonctionnaires : 7 idées reçues remises en place

Nous sortons d'une campagne électorale qui a opposé, à droite ceux qui s'affrontaient sur la base du nombre d'emplois de fonctionnaires à supprimer et à gauche les partisans de l'Etat providence en termes de création d'emplois publics. Dans les deux cas, les « mieux-disants » l'ont emporté dans leur primaire respective. Mais cela ne leur a pas réussi dans la confrontation réelle, celle du premier tour de cette élection présidentielle. Peut-être les électeurs ont-ils perçu que le nombre d'emplois ne faisait rien à l'affaire, alors que les candidats se sont tenus à l'écart de la vraie question : le travail des fonctionnaires

QVT et collectifs « heureux » : le rôle du manager

La QVT qu'est ce que c'est ? Qu'est-ce qui pousse les dirigeants à s'en emparer ? Et pourquoi ne pas aller vers l'entreprise libérée ? Les collectifs sont-ils morts ? Dans un entretien croisé, une conversation entre Yves Grasset, sociologue du travail et auteur de Nourrir le collectif - sortir de l'individualisation pour sauver le travail et Martin Richer spécialiste de la Responsabilité Sociale des Entreprises et co-auteur du rapport Qualité de vie au travail : un levier de compétitivité, ces questions vont trouver réponse... et le manager sa juste place

Restructurations : définitions, indicateurs, politiques

Sujet sensible s'il en est, et beaucoup plus encore en France que dans d'autres pays européens, les restructurations renvoient à des mesures extrêmement diverses. Tout commence par un problème de définition : de quoi parle-t-on ? S'agit-il de réductions d'effectifs, de plans sociaux, de fermetures d'entreprises comme l'entend généralement l'opinion publique ? Mais quid des fusions-acquisitions ou bien encore des refontes de processus, des réorganisations internes ? Que faire de l'introduction de méthodes ou de technologies nouvelles ? Le caractère protéiforme des restructurations entraîne alors des définitions qui deviennent, à l'instar de celle proposées par la Commission Européenne, si larges qu'elles englobent la quasi-totalité des « changements » organisationnels. Comment alors les mesurer et pour quoi faire?

L’expertise, cache-sexe du délabrement syndical

L'expertise en général est aujourd'hui porteuse de beaucoup de handicaps, quel que soit le domaine où elle s'exerce, tant elle a donné à voir ses limites au regard du verdict ultérieur des réalités. Les dégâts du progrès comme l'expertise se sont conjugués pour mettre sur la touche les vraies questions au profit de certitudes de l'instant érigées en supposé savoir

Par |2018-12-17T10:15:51+02:0016 septembre 2013|Mots-clés : , , , , , , |

Jean-Denis Combrexelle : « la régulation doit se faire par le biais de la négociation collective » 

Depuis 11 ans, Jean-Denis Combrexelle est à la tête de la Direction générale du travail (la Direction des relations du travail est devenue DGT en 2006). Récemment confirmé par le nouveau ministre du travail Michel Sapin, Jean-Denis Combrexelle reçoit Metis, au 13ème étage des bureaux de Javel qui dominent la Seine pour évoquer les grands dossiers : négociation collective, représentativité, Europe, mais aussi risques psycho-sociaux et inspection du travail. Entretien