Editos2019-05-03T12:38:38+02:00

ÉDITOS

See what works !

C'est le nom d'un programme de réformes et surtout d'expérimentations aux Pays Bas. Regardons ce qui marche, expérimentons, évaluons. Puis supprimons ce qui ne marche pas, développons et renforçons ce qui fonctionne. Cela semble du bon sens...

Révolution ?

Ce qui se passe en France depuis l'élection d'Emmanuel Macron n'est pas ordinaire. Il n'est pas anodin qu'à ce jour face aux sirènes des « exit » et autres trumpismes, face aux tentations autoritaires qui parcourent l'Europe centrale, notre pays ait donné sa chance à une aventure différente. Car, au-delà d'un pari gagné par un homme audacieux et qui a bénéficié d'un incroyable concours de circonstances, au-delà d'une combinaison droite et gauche - avec un avantage plutôt net à la droite -, au-delà d'un changement de génération, celle-ci recèle un formidable potentiel: celui de faire de la politique autrement, en France et en Europe.

Le droit à l’optimisme !

Il y a quelques semaines, Metis publiait un dossier « Combien de France dans le pays de France ? » avec des articles de Louis Gallois, Thierry Pech, Martin Richer, Pierre Veltz...La question est plus que jamais d'actualité en ces temps d'élections (suite en juin). Alors évidemment entre les deux tours des élections présidentielles, il était facile de faire des titres « Macron-Le Pen : les deux France ». Oui mais lesquelles ?

Voter : un sacré boulot !

En ces temps d'élections (encore trois    temps devant nous), nombreux sont ceux qui parlent « au nom de... ». Les instituts de sondage qui, bien que très critiqués, donnent l'illusion « d'exprimer » nos opinions, nos intentions de vote. Les candidats qui répètent en boucle « les Français pensent que... », « les Français veulent que... », « le peuple dit que... ». Comme s'ils étaient dans un autre monde (c'est bien le problème !) et regardaient de loin ces petits Français qui s'agitent et dont ils dépendent, mais qui finalement en si grand nombre, n'iront peut-être pas voter. Ceux qui ont cru que les primaires exprimaient la volonté des « citoyens » en ont largement surestimé la portée démocratique et à l'issue du premier tour, les candidats retenus par cette procédure sont maintenant éliminés

Molière et le travail…

Pauvre Molière ! Il n'a guère mérité de se voir qualifier de « clause » : eût-il préféré « loi », « article », « arrêté », « alinéa », « codicille »... Ecrivain superbe, acteur, directeur de troupe, fondateur de plusieurs théâtres, il a beaucoup travaillé, il est même mort en travaillant. Faudra-t-il donc parler français (celui d'aujourd'hui, à défaut de celui de Molière) pour travailler sur un chantier de BTP donnant lieu à appel d'offre public, comme viennent de l'imaginer plusieurs collectivités ? 

Eloge de l’universel !

Cette année, en France, l'universel a le vent en poupe. Et pas de manière habituelle dans le genre rappel des grands principes et des idéaux historiques de la Révolution française mais bien plutôt comme concept opérationnel pour penser un certain nombre de grandes réformes économiques et sociales. Le revenu universel : dès l'été 2016, Metis y a consacré un dossier, publié depuis sous forme de brochure papier (lien) et organise sur ce sujet une journée d'étude avec la Fonda au Sénat le 6 avril prochain (lien). « Une année de formation universelle », idée proposée par des associations et think tanks