Formation professionnelle : les performances françaises par rapport aux pays d’Europe

Grâce à un document publié récemment par le CEDEFOP, il est possible d'avoir une vue d'ensemble sur les performances des systèmes de formation professionnelle de tous les pays de l'Union européenne. Les trente-six indicateurs retenus permettent des comparaisons entre les pays. L'article esquisse un panorama de la France par rapport à la moyenne européenne, mais aussi par rapport aux pays les plus performants du point de vue du marché du travail. L'analyse révèle un certain nombre de faiblesses et de pistes d'amélioration, qu'il s'agisse de formation professionnelle ou continue. Basées sur des indicateurs purement quantitatifs ces révélations sont fragiles et appellent maintenant des travaux complémentaires et des recoupements avec les analyses des instituts tels que le CEREQ ou le CEET. Elles peuvent aussi stimuler les réflexions des candidats à la magistrature suprême

Les fractures de l’emploi : un partage bien inégal des risques

Le chômage de masse déchire le tissu social, brise les destins personnels et nourrit la peur de l'avenir : autant d'évidences auxquelles la société française a dû malheureusement se rendre voici déjà longtemps. Mieux vaut d'ailleurs parler de privation d'emploi, tant celle-ci dépasse aujourd'hui les frontières du chômage stricto sensu. Si l'on tient compte du « halo » du chômage - les personnes aux marges de l'activité ou en situation de sous-emploi - c'est au total un actif sur cinq (6 millions de personnes) qui est touché, deux fois plus qu'à la seule aune du taux de chômage (voir l'article de Metis). Un fait social massif qui fait de la sécurité professionnelle un enjeu majeur de notre temps - même s'il est jusqu'ici peu présent dans la campagne présidentielle

La zone grise du sous-emploi

Une étude de l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes (Insee Analyses n° 27 - octobre 2016) met l'accent sur les situations de sous-emploi qui se développent à la frontière du chômage et de l'emploi « stable ». Cette zone recouvre ce qu'on appelle le halo autour du chômage (les inactifs qui souhaitent occuper un emploi sans répondre à tous les critères du Bureau International du Travail pour être recensés comme chômeurs) et le sous-emploi (les personnes qui travaillent moins qu'elles ne le souhaitent). Paul Santelmann, directeur de la veille « emploi & qualifications » à l'Afpa nous parle de cette zone grise dans cette chronique reproduite avec son accord :

L’ambivalence des performances du marché du travail américain

Déclin industriel, déclassement, précarisation, paupérisation de la classe moyenne : autant de menaces qui ont lourdement pesé sur la campagne présidentielle américaine, et nourri aussi bien la mobilisation en faveur de Bernie Sanders que le succès final de Donald Trump. Pourtant, le chômage n'a cessé de baisser aux États-Unis depuis qu'ils sont sortis de la « grande récession » de 2008-09, au point de repasser en 2016 sous la barre des 5 %, un taux a priori synonyme de plein-emploi. Spécialiste à l'IRES des Etats-Unis, Catherine Sauviat nous éclaire sur cet apparent paradoxe

Quand les statistiques officielles cachent la réalité du « mal-emploi » en Europe

Dans un article paru dans L'Expansion en septembre dernier, Stéphanie Benz se base sur une étude réalisée par PrimeView (cabinet de recherches économiques et financières) pour révéler les vrais chiffres du "mal-emploi" en Europe. Metis vous en propose quelques infographies

Le travail, passager clandestin des campagnes présidentielles

Le travail ne tient que très rarement le rôle d'un personnage principal dans la dramaturgie des campagnes présidentielles. Comme toujours, il est phagocyté par la tyrannie de l'emploi, qui capte toute la lumière. Pourtant, les Français entretiennent un rapport très riche avec le travail, avec leur travail. Lorsqu'un candidat parvient à s'emparer de cette thématique et à faire résonance avec les enjeux du moment, comme François Mitterrand en 1981, Jacques Chirac en 1995 ou Nicolas Sarkozy en 2007, une alchimie s'opère, qui provoque la « rencontre d'un homme et d'un peuple »... Voyons comment le travail s'est invité (ou non) dans les principales campagnes présidentielles en France depuis que ces élections reposent sur le suffrage universel direct

Le déclassement des cadres

Voici un fait nouveau qui modifie la vision sur les mutations sociales liées à une crise qui n'en finit pas, qui transforment le monde du travail à bas bruit : les cadres, eux aussi, sont désormais touchés par le « descenseur social ». En effet, 9% des cadres ont connu un déclassement professionnel en 2012. Ce chiffre semble incroyablement élevé. C'est pourtant, à ma connaissance, la première tentative sérieuse de mesure de ce phénomène. Elle provient d'une intéressante étude de l'Association pour l'emploi des cadres (APEC), qui pose un constat chiffré sans pour autant risquer un diagnostic

Par |2020-03-23T11:39:26+01:0017 octobre 2016|Mots-clés : , , , , , , |

Emploi et travail : les propositions des candidats à la primaire

Etre un homme politique français qui prétend aux plus hautes destinées passe en France par un exercice (presque obligé) : LE LIVRE qui distingue notre monde politique de ses homologues étrangers qui se contentent des interviews et des discours et ne se privent pas d'ironiser sur nos prurits littéraires. Il arrive que ces ouvrages soient parfaitement ignorés du public, il arrive qu'ils connaissent de vrais succès de librairie. C'est le cas cette année où les ouvrages des principaux candidats de la droite font la fortune de leurs auteurs, de leurs éditeurs et des libraires, sans doute anticipation sur le retour à une société du plein emploi

Quand le FN charme les travailleurs

Il nous surprend d'élection en élection. Alors qu'il est très libéral, le parti voit se rallier à sa cause de plus en plus d'ouvriers. Sur fond de peur du déclassement et du chômage, son assiette électorale s'élargit encore au-delà : femmes, employés du privé et jeunes se laissent désormais bercer par la douce voix de Marine. Surprise oui, car, les propositions du FN en termes d'emploi et de travail se rapprochent du néant et - passées la préférence nationale et la sortie de l'UE - la ligne du parti tombe rapidement en lambeau. Cet article est écrit dans le prolongement d'un débat organisé par la Fondation Jean-Jaurès en septembre dernier 

Formation en Tunisie : l’histoire mouvementée de ces 15 dernières années

Jean-Raymond Masson vient de terminer une mission en Tunisie. Cet article s'efforce de faire le récit des grandes étapes de l'évolution du système tunisien de la formation professionnelle, en parallèle à celle de l'enseignement supérieur, depuis le début des années 2000 jusqu'à aujourd'hui. Après avoir été à l'avant-garde en matière d'innovations pédagogiques et administratives à la fin des années 1990, ce système souffre maintenant de multiples problèmes qu'il ambitionne de traiter en s'inscrivant pleinement dans une politique intégrée de développement des ressources humaines au service de l'économie de la connaissance

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