Le 11 avril 2013, les représentants des travailleurs, des employeurs et du gouvernement néerlandais ont conclu un accord tripartite sur un ensemble de mesures destinées à stimuler la reprise économique et à adapter le marché du travail aux besoins et aux exigences du XXIièmesiècle. L'idée de base de l'accord est de « rétablir la confiance ».
En général plus jeunes que les populations natives, les populations immigrées se trouvent en risque d'exclusion sociale: elles obtiennent un salaire plus faible, elles ont moins de probabilités de trouver et de garder leur travail que la majorité de la population. Elles doivent faire face à des barrières linguistiques et culturelles, à la difficulté d'obtenir les papiers nécessaires, à des discriminations dans les processus de recrutement et, partant, à des conditions de travail inégales. Telles sont quelques-unes des conclusions du rapport de l'OCDE "Trouver ses marques: Les indicateurs sur l'intégration des immigrés 2012".
Le programme "Développement de la Stratégie d'Entreprise et Emploi des Jeunes" lancé par le gouvernement espagnol vise à lutter contre le chômage très élevé des jeunes et à le faire descendre sous le seuil de 15% (objectif un peu présomptueux au vu du taux actuel de 57,2%). Chaque communauté autonome peut l'appliquer à sa guise. Le gouvernement de Madrid a lancé un programme pilote, complémentaire aux règles définies par l'Etat, qui va permettre aux entreprises d'insertion de saisir les postes vacants des entreprises présentes dans sa zone d'intervention. De même, le gouvernement madrilène va primer les agences privées pour chaque contrat qu'elles obtiennent pour les chômeurs.
L'accord interprofessionnel sur la sécurisation de l'emploi est très controversé : les uns dénoncent une régression majeure du droit du travail et une menace sur la qualité de l'emploi de tous, et les autres saluent une avancée majeure. Pour proposer une appréciation, trois étapes sont logiquement nécessaires. Il faut d'abord revenir sur la démarche générale de l'accord, ensuite examiner la manière dont le processus parlementaire le rationalise, l'encadre et le transcrit, pour enfin aller dans le détail des mesures.
Plus de 300 juristes issus de 28 pays européens adressent un manifeste aux dirigeants de l'Europe. Les signataires appellent à respecter et à promouvoir les droits sociaux fondamentaux mis à mal par la crise et les politiques d'austérité. Ces juristes sont universitaires pour la plupart et spécialisés en droit social ou en droit du travail
La réforme du marché du travail en Italie semble ne pas produire les effets attendus. Son objectif était de favoriser l'embauche, notamment sous forme de contrats non précaires, et de faciliter les licenciements en mettant en place une rupture conventionnelle. Sécurité et flexibilité (ou souplesse) ont régi le projet, maîtres principes des réformes des marchés du travail réclamées par la Commission et par les marchés
Le comité européen des droits sociaux, organe au sein du Conseil de l'Europe chargé de surveiller le respect de la charte sociale européenne, a décidé que certaines parties des réformes du marché du travail induites par la Troïka en Grèce sont en violation de la charte sociale européenne
Fraichement élu et sans qu'il ait encore pris ses fonctions, le nouveau président du Mexique, Enrique Pena Nieto de centre-gauche du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), doit déjà affronter un défi politique de taille : négocier la réforme du travail proposée par son prédécesseur de centre-droit Felipe Calderon du Parti Action Nationale (PAN)
Alors que de nombreux pays européens sont durablement « installés » dans la crise et que la question du chômage revient au premier plan des préoccupations politiques et sociales, se pose la question de nouvelles politiques en la matière. Va-t-on procéder comme par le passé en multipliant les mesures de flexibilisation du marché du travail ? Va-t-on empiler à nouveau les mesures d'urgence pour les jeunes, seniors, chômeurs de longue durée ? Les partenaires sociaux comme les pouvoirs publics (désormais pour la plupart désargentés) sauront-ils innover ? Et si oui, pour quels effets d'entraînement sur les entreprises et les personnes ? L'Union vient de se voir décerner le prix Nobel de la paix. Mais est-elle capable un jour de décrocher celui de la créativité (qui reste à créer !) ?
« Marché du travail », « taux d'emploi », « population cible », autant d'expressions banales du discours européen. Tellement banales qu'on n'en interroge jamais vraiment l'origine. Et encore moins les fondements idéologiques ou politiques. Pourtant les mots ne sont pas neutres. C'est la conviction de Corinne Gobin, Directrice du GRAID à Bruxelles, qui s'attache depuis 25 ans à montrer comment les mots s'inscrivent dans les luttes politiques de leur époque
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