Les articles de Jean-Louis Dayan

Socio-économiste, Jean-Louis Dayan a mené continûment de front durant sa vie professionnelle enseignement, étude, recherche et expertise dans le champ des politiques du travail, de l’emploi et de la formation. Participant à des cabinets du ministre du travail, en charge des questions d’emploi au Conseil d’analyse Stratégique, directeur du Centre d’Etudes de l’Emploi… Je poursuis mes activités de réflexion, de lectures et de rédaction dans le même champ comme responsable de Metis.

Remettre l’entreprise au travail

Metis se fait l'écho des discussions qui, un peu en sourdine, accompagnent le projet de loi Pacte et portent sur la fonction de l'entreprise dans la société. Depuis de nombreuses années des travaux se déroulent autour de cette question. Olivier Favereau, professeur émérite à l'université Paris Nanterre et co-directeur du département Économie, Homme, Société au Collège des Bernardins, en est l'un des porteurs.

Donner à la VAE son second souffle

Conçue pour révolutionner l'accès au diplôme et à la qualification, la VAE n'a connu en quinze ans qu'un succès d'estime. Candidatures et validations restent peu nombreuses, et concentrées sur un petit nombre de filières de premier niveau. Était-ce donc une mauvaise idée ? Le rapport que lui consacre Terra Nova dit tout le contraire. On peut, on doit libérer la VAE de ses entraves pour qu'elle joue pleinement son rôle : renforcer les « capabilités » de chacun dans sa vie professionnelle. La réforme de la formation professionnelle en cours ne fait quasiment pas de place à la VAE.

Territoires zéro chômeur de longue durée : « Sans vertu, aucun processus ne pourrait fonctionner »

Nous sommes en 2023 : les leçons des initiatives « Territoires zéro chômeur de longue durée » sont plus que jamais à reprendre au moment de la création de France Travail et des débats sur la remobilisation des bénéficiaires du RSA. Metis republie cet entretien de 2018 avec Michel de Virville.

La négociation collective en 2016 : un état des lieux avant réforme

Promouvoir la négociation dans l'entreprise est, avec l'assouplissement des règles du licenciement, l'un des piliers de la réforme portée par les « ordonnances Macron ». La négociation décentralisée a donc en principe de beaux jours devant elle. Qu'en est-il dans la vraie vie ? Il est évidemment trop tôt pour juger de l'impact de textes qui viennent juste d'être ratifiés par l'Assemblée nationale. A défaut, le dernier Bilan annuel de la négociation collective établi par le ministère du Travail a l'intérêt de dresser un état des lieux à « l'instant zéro » de la réforme. Le constat est clair : il y a loin des pratiques actuelles au modèle de négociation décentralisée qui inspire la réforme.

Les fractures de l’emploi : un partage bien inégal des risques

Le chômage de masse déchire le tissu social, brise les destins personnels et nourrit la peur de l'avenir : autant d'évidences auxquelles la société française a dû malheureusement se rendre voici déjà longtemps. Mieux vaut d'ailleurs parler de privation d'emploi, tant celle-ci dépasse aujourd'hui les frontières du chômage stricto sensu. Si l'on tient compte du « halo » du chômage - les personnes aux marges de l'activité ou en situation de sous-emploi - c'est au total un actif sur cinq (6 millions de personnes) qui est touché, deux fois plus qu'à la seule aune du taux de chômage (voir l'article de Metis). Un fait social massif qui fait de la sécurité professionnelle un enjeu majeur de notre temps - même s'il est jusqu'ici peu présent dans la campagne présidentielle

Définir le chômage : hard work !

Entrer dans la catégorie de chômeur est souvent douloureux, mais plus compliqué qu'on ne croit. Vouloir un emploi ne suffit pas ; encore faut-il répondre à la définition officielle du chômage, celle à laquelle sont tenus de se conformer, comme en principe tous leurs collègues à travers le monde, nos statisticiens nationaux

L’ambivalence des performances du marché du travail américain

Déclin industriel, déclassement, précarisation, paupérisation de la classe moyenne : autant de menaces qui ont lourdement pesé sur la campagne présidentielle américaine, et nourri aussi bien la mobilisation en faveur de Bernie Sanders que le succès final de Donald Trump. Pourtant, le chômage n'a cessé de baisser aux États-Unis depuis qu'ils sont sortis de la « grande récession » de 2008-09, au point de repasser en 2016 sous la barre des 5 %, un taux a priori synonyme de plein-emploi. Spécialiste à l'IRES des Etats-Unis, Catherine Sauviat nous éclaire sur cet apparent paradoxe

Michael Piore: « Si nous voulons garder les bénéfices liés à la globalisation, alors… » 

Michaël Piore est un économiste américain renommé du MIT (Massachusetts Institute of Technology) de Boston. Il revient pour Metis sur les hypothèses de la segmentation des marchés du travail dont il fut le précurseur dans les années 70 et nous parle de ce qui a changé des deux côtés de l'Atlantique. Flexicurité, transformations du travail, globalisation, programme démocrate pour les élections présidentielles : ses propos ne manqueront pas de nous interpeler !

Les 35 heures vues de droite : pire qu’une erreur, un sacrilège

Les 35 heures auront bientôt 20 ans, et la droite ne s'y est toujours pas résolue. Leur abrogation figure au premier rang des programmes des candidats à la primaire de novembre prochain, quand ce n'est pas la suppression de toute durée légale du travail.Plutôt qu'entamer une énième controverse sur leurs bienfaits et méfaits comparés, au risque de lasser des lecteurs saturés, posons autrement la question : d'où donc la « RTT » tire-t-elle assez de puissance politique et symbolique pour rester la pierre de touche du clivage droite-gauche en matière de travail et d'emploi ?

Par |2019-06-17T17:31:19+02:0024 octobre 2016|Mots-clés : , , , , , , , , |

L’intermédiation : point aveugle de la réforme du marché du travail

Le mouvement de protestation contre le projet de loi El Khomri a mis plus que jamais la « réforme du marché du travail » sur le devant de la scène. Du coup, il n'y est question que de hiérarchie des normes, de négociation d'entreprise ou de périmètre des licenciements économiques. Sujets importants, certes, mais qui sont loin d'épuiser la réalité du marché du travail et de son fonctionnement

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