Ma tribu, mon pays et l’Europe
Et accessoirement ma bande, mes copains et ma patrie. Encore que ce soit un mot que je n'aie pas employé depuis longtemps. Peut-être parce qu'il y a longtemps qu'il n'y a pas eu de guerre dans mon pays.
Et accessoirement ma bande, mes copains et ma patrie. Encore que ce soit un mot que je n'aie pas employé depuis longtemps. Peut-être parce qu'il y a longtemps qu'il n'y a pas eu de guerre dans mon pays.
Avec la rentrée, on se projette toujours un peu dans ce calendrier bis à caractère scolaire : « l'année 2018-19 ». L'actualité de l'été : difficultés des pays européens à trouver des solutions pour les bateaux de migrants, rencontre au sommet des populistes Orban et Salvini, feuilleton du Brexit mou ou dur, avec ou sans accord, nous rapproche des élections européennes du printemps 2019.
Pas facile de parler d'Europe en ce moment. À l'image de ce qui se passe ailleurs dans le monde, chaque jour apporte son lot de bonnes ou mauvaises nouvelles. L'Europe est juste une partie du monde, réputée prospère : nombreux sont ceux qui veulent y venir bien que ce soit une petite proportion des 250 millions de personnes qui migrent d'un pays à l'autre. L'Italie sombre dans le populisme médiatique dont la voie avait été tracée par Berlusconi, tandis que l'Espagne se débarrasse d'un coup de muleta du psychorigide Rajoy. L'Italie se ferme spectaculairement aux réfugiés et aux ONG, et l'Espagne s'ouvre à nouveau.
Une nouvelle agence européenne pour ma mobilité des travailleurs ? Qu'est-ce donc ? Dans la foulée de l'adoption de la directive sur les travailleurs détachés à l'automne dernier et des débats animés qu'elle a suscités, la Commission a pris l'initiative le 13 mars dernier de proposer, dans le cadre du « paquet justice sociale », la création d'une nouvelle institution, l'Autorité européenne du travail (European Labour Authority, ELA), afin de remédier aux difficultés rencontrées dans la mise en pratique des règles de l'Union européenne (UE) concernant la mobilité des travailleurs, notamment sur les questions de l'emploi et de la protection sociale.
Mai 2018. Deux livres-manifestes sortent, Noire N'est pas mon métier et Vaincre Nos peurs et tendre la main. Ils dénoncent la « peur au carré » qui se propage et pousse à exclure plutôt qu'à accueillir, à trier entre les humains pour mettre à distance ceux qui le seraient moins. Ces livres émanent d'univers très différents et s'alarment de situations dont certaines sont assurément plus dramatiques. Ils disent tous les deux notre incapacité, celle des sociétés occidentales, à être hospitaliers ou simplement fraternels envers ces « étranges étrangers », qu'ils viennent du bout du monde ou soient nés ici. Ils disent aussi « qu'une nouvelle société est en train de naître qui refuse d'être acculée à la peur », et que « nous n'avons que les chaînes de nos préjugés à perdre ».
Cet article, repris du site The Conversation, a été publié en avril 2017 dans le cadre de la série du CEPII « L'économie internationale en campagne », un partenariat CEPII-La Tribune-The Conversation-Xerfi-Canal. Michel Aglietta, professeur émérite à l'université Paris-Ouest et conseiller scientifique au CEPII, a été membre de l'Institut universitaire de France et membre du Haut Conseil des finances publiques. Il répond aux questions d'Isabelle Bensidoun et Jézabel Couppey-Soubeyran
Les législatives britanniques de 2017 sont maintenant terminées. Le 18 avril, alors que les conservateurs avaient une avance de vingt points dans les sondages, Theresa May avait appelé à la tenue d'élections législatives anticipées afin de renforcer sa position lors des prochaines négociations sur le Brexit. Steve Jefferys, membre du Comité de rédaction de Metis, réagit et rappelle le programme du Labour concernant le travail :
23 % des Européens et 25 % des français font du bénévolat associatif, dans d'autres organisations ou du bénévolat informel. Qui sont-ils, que font ils ?
Bien que l'an passé le Royaume-Uni ait été élu « pays le plus généreux d'Europe », de nouvelles données de l'Office for National Statistics (ONS) ont montré qu'entre 2012 et 2015 le volontariat a décliné de 7 %, entraînant sur les trois ans une perte d'au moins 1 milliard de Livres. La dernière décennie a aussi vu diminuer de 15,4 % le nombre total d'heures y étant dédiées, passant de 2,28 à 1,93 milliard.Mais ces chiffres ne présentent pas pour autant une image exhaustive de la réalité : toujours selon l'ONS, de plus en plus de jeunes deviennent bénévoles et, malgré la baisse du nombre d'heures y étant consacrées, de plus en plus de personnes s'engagent
La Suède est le pays européen qui a, ces derniers temps, accueilli le plus de réfugiés par rapport à sa population. C'est tout à son honneur, mais elle a dû restreindre son ouverture. Metis a publié un article de Dominique Anxo sur le sujet en 2015, et Admir Skodo, chercheur en histoire à l'Université de Lund, fait aujourd'hui le point :