L’engagement : montée de la valeur prisée, métamorphose des modèles

Paradoxe, contradiction ? Dans des sociétés où le « dégagisme » sévit à grande échelle, l'engagement lui se porte plutôt bien, et ce en particulier chez les jeunes. Il est même devenu une sorte de valeur, prisée autant dans le monde du social et du sociétal que dans le monde économique. Les petites lignes en bas de CV sont de plus en plus lues et il est de bon ton d'avoir un engagement social. Mais qu'est-ce que l'engagement aujourd'hui ? De quoi est-il porteur et comment s'exprime-t-il ? Qu'est-ce qui le différencie de celui d'hier ? Quelles questions pose-t-il ? Tentatives de réponses au terme de six mois de travaux menés par le Lab de l'engagement à Marseille.

Une Maison pour les lanceurs d’alerte

Depuis le 21 novembre 2018, les lanceurs d'alerte ont leur Maison. Ainsi en ont décidé dix-sept organisations de la société civile, ONG et organisations syndicales, réunies à la Bourse du Travail à Paris. Elles s'y retrouvent pour offrir une protection et un appui à ceux qui choisissent de révéler la dangerosité d'un médicament, une situation de conflits d'intérêts, les chemins qui mènent aux paradis fiscaux, les clauses secrètes d'un accord ou l'existence d'un logiciel capable, le temps d'un contrôle, de verdir votre moteur diésel...

Je ne suis pas une moyenne statistique !

Personnellement, j'ai du mal à me dire que je suis une moyenne. Et nous, collectivement, ne ressemblons guère à des agrégats statistiques. Réflexions à propos des événements récents : comment est-il possible de ne pas savoir lire la société dans laquelle on vit, d'être autant « à côté de la plaque » (je parle de nos dirigeants en France) ? De ne rien voir, ou si peu ? Comment un tel manque d'intuitions sociologiques et de connaissance du social ? Trop de chiffres. Trop de statistiques et pas assez d'intelligence pour les faire parler.

Mauvaises herbes, de Kheiron

Inconditionnels de l'esprit de sérieux, n'y allez pas. Cinéphiles tendance avant-garde, ce n'est pas pour vous. Mauvaises herbes, le film de Kheiron avec Catherine Deneuve et André Dussollier ne nous raconte pas la vraie vie, il nous dit qu'on pourrait faire autrement.

Jeunesse en France, que du bonheur ?

Parce qu'en quelques mois ils n'ont sans doute pas beaucoup changé leur définition du bonheur, Metis vous invite à lire de nouveau ce papier qui raconte les résultats d'une enquête adressée aux jeunes.Lundi 8 décembre c'était « le Grand oral du bonheur » aux Grands Voisins, à Paris. Y était réunie une bonne centaine de jeunes (par jeunes, entendez 18-35 ans). Chacun avait, comme plus de 50 000 de leurs pairs, répondu entre septembre et octobre 2016 à une enquête en ligne d'un genre nouveau : « Que du bonheur - l'enquête qui te donne la parole ». L'idée de l'association Génération Cobayes et de son partenaire Domplus était de sonder cette génération, connaître ses aspirations et sa définition du bonheur et ainsi ouvrir le dialogue avec les décideurs politiques, bien souvent dans l'incapacité de la comprendre.

Heureux comme Lazzaro, un film de Alice Rohrwacher

Pour écrire et réaliser son troisième film Heureux comme Lazzaro, Alice Rohrwacher semble avoir adopté la même stratégie que l'iPad, le Cirque du Soleil, Nespresso et Emmanuel Macron, une stratégie hybride . De multiples ingrédients se croisent avec bonheur dans cette fiction aussi envoûtante que déconcertante.

Les jeunes ont fait du service civique un outil d’orientation et d’insertion professionnelle

Des jeunes désengagés, indifférents aux grandes causes, repliés sur eux-mêmes, prisonniers des réseaux sociaux, sans goût ni respect pour le travail... Metis a montré il y a peu l'inanité des rengaines déclinistes et autres catégorisations hâtives appliquées aux générations qui arrivent. Quand on offre aux jeunes de s'engager, ils sont au rendez-vous. C'est le constat que Yannick Blanc, Haut-Commissaire à l'engagement civique et Président de l'Agence du service civique, livre à Metis.

Les inégalités de destin…

En utilisant l'expression « Revenu universel d'activité » pour qualifier ce qui sera une allocation unique regroupant plusieurs « social benefits », Emmanuel Macron et Agnès Busyn ont remis en lumière les questions du lien entre revenu et travail.

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