Tel est le nom de ces jobs à « 1 € » subventionnés par les pouvoirs publics en Allemagne au titre des réformes du marché du travail décidées sous Gerhard Schröder. Et avec les résultats contrastés que l'on sait : un effet emploi non négligeable mais qui ne peut être dissocié d'un dynamisme plus général de l'économie allemande extérieur à ce type de réformes ; une économie voire une société duale permettant à l'Allemagne de pratiquer un dumping social que l'on croyait réservé à l'Est proche ou extrême !
Dans un entretien exclusif avec Metis, Sabine Lochmann nous parle de son expérience des réseaux professionnels féminins en France et outre-atlantique. La directrice générale de BPI a travaillé dans de nombreuses compagnies (Jacobs Serete, JC Decaux, Johnson & Johnson France) et a fondé deux think-tanks respectivement dédiés à la santé des femmes (Avenir Femmes Santé ) et à la compétitivité, l'emploi et la sécurité juridique (Ateliers de la Convergence).
La crise de la zone euro a rendu patentes les insuffisances de l'Union monétaire telle que définie par le traité de Maastricht. La zone a été prise au dépourvu face aux crises de la dette souveraine et des banques de plusieurs de ses membres et, elle est impuissante à permettre la mise en œuvre de politiques budgétaires adéquates en cas de récession grave et prolongée. D'où de nouveaux déséquilibres et des insuffisances institutionnelles que les Etats membres de la zone euro doivent aujourd'hui combler. Une note récente publiée par la Fondation Terra Nova s'intéresse plus particulièrement aux enjeux liés à la création d'un budget européen destiné à stabiliser les économies de la zone euro en cas de choc économique. Elle défend l'idée d'une assurance chômage européenne.
En 2014 dans le cadre du Projet européen TRADE, porté par l'organisation espagnole UPTA (organisation des travailleurs indépendants) une enquête a été conduite sur les freelances dans différents pays. Pour mettre en perspective les articles parus ces temps derniers dans Metis sur les coopératives d'emploi, les plates-formes numériques et les diverses formes de travail indépendant qui se développent, voici la synthèse qui avait été faite en Avril 2014
« Quelques différentes puissent être nos opinions, il est un fait sur lequel, d'un bout à l'autre de la terre, nous sommes tous d'accord aujourd'hui, c'est que notre monde se trouve dans un état anormal, qu'il traverse une grave crise morale. En particulier, quand on regarde l'Europe, on a le sentiment que tous les peuples et les nations qui la composent se trouvent dans un état de nervosité maladif. Le plus petit motif suffit pour provoquer une émotion intense (...). Personne ne croit à un développement calme et productif ». Ces mots du grand écrivain autrichien Stefan Zweig résonnent aujourd'hui de manière singulière. Et ce, bien au-delà des pensées et commentaires qui affluent depuis que la démocratie française a fait place au Front National.
Avec un PIB per capita de l'ordre de mille dollars, le Cambodge demeure classé parmi les pays les moins avancés (PMA) même s'il affiche une croissance d'environ 7% par an. L'économie repose essentiellement sur l'agriculture, le tourisme et la confection de produits textiles, une industrie nomade. Que se passe-t-il en matière sociale dans ce pays connu à la fois pour ses beautés architecturales et pour les crimes terribles qu'y commirent les Khmers rouges ? Metis reprend ici de larges extraits d'un passionnant dossier publié par Gestion attentive.
En quelques décennies, le discours sur l'entreprise s'est largement banalisé en Europe et dans le monde industrialisé. Devenue un acteur central de nos sociétés dans le domaine économique mais aussi dans le domaine social ou sociétal, l'entreprise est désormais le plus souvent célébrée. Alors que certains veulent la « libérer », d'autres voudraient davantage l'obliger. Cette inflation dans le discours comme dans les rôles a un inconvénient majeur : celui de masquer aujourd'hui ce que sont les entreprises - aux figures multiples - les transformations de leurs organisations comme de leurs rapports de pouvoirs internes et externes. Où en est-on ?
En ce début 2014, beaucoup d'Européens ont le blues. La défiance des peuples envers les élites a atteint dans certains pays un niveau inégalé. Elle touche la plupart des pays, à des degrés cependant très variables, comme elle touche l'Union Européenne en tant que telle (où 20 pays sur 28 ont vu la confiance chuter de 10% à 40% en 5 ans). Du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest du continent, les facteurs explicatifs sont à la fois complexes et peu homogènes. Et la crise peut expliquer ici ou là certaines choses. Réfléchissons néanmoins sur l'un d'eux : le lien entre défiance, élites et blocage de l'ascenseur social.
Et de trois ! Après les accords interprofessionnels sur la sécurisation de l'emploi d'une part, sur la qualité de la vie au travail de l‘autre, l'année 2013 s'achève en France par un projet d'accord réformant la formation professionnelle continue. Parmi moultes innovations, la moindre n'est pas celle du compte personnel de formation dont seront dotés salariés et chômeurs : lié aux individus et non à l'entreprise qui les emploie, il devrait être « portable » tout au long de la vie. S'il est bien trop tôt pour commenter plus avant ce texte par ailleurs controversé à l'intérieur du monde patronal comme du monde syndical -nous y reviendrons au début de l'année qui vient - profitons-en pour réfléchir à quelques grands défis de la formation tout au long de la vie
Le 9 décembre dernier, le Conseil Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs (EPSCO) de l'Union européenne - qui réunit les ministres de l'emploi, de la protection sociale, de la protection des consommateurs, de la santé et de l'égalité des chances - a trouvé à la majorité qualifiée un compromis sur le détachement des travailleurs.
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