Intermittents du spectacle : vers un cadre plus adapté ?

Le 7 janvier dernier, Hortense Archambault, Jean-Denis Combrexelle et Jean-Patrick Gille ont remis au premier ministre français leur rapport "Bâtir un cadre stabilisé et sécurisé pour les intermittents du spectacle". Economiste, chargé en 2004-2005 d'une mission sur le financement de l'emploi dans le secteur du spectacle vivant, du cinéma et de l'audiovisuel, Jean-Paul Guillot, qui préside par ailleurs l'association Réalités du Dialogue Social, a participé au groupe d'experts qui a travaillé sur les éléments de cadrage du secteur et le chiffrage des propositions des acteurs. Il répond aux questions de Metis.

Photographie : quand des salariés s’exposent

Le photographe Thomas Bilanges a eu l'idée un jour de proposer à chacun des membres du personnel du musée Carnavalet de choisir une oeuvre dans les collections du musée. Il en a tiré 180 dyptiques impressionnants et dont l'impact a été très fort pour les personnes comme pour l'établissement. En compagnie du consultant Hervé Chavas, il s'explique dans Metis sur le sens et l'impact de ce travail.

« Commercial ou politique, le discours se situe en amont des idées »

Romancier, auteur de plusieurs livres très remarqués, Thierry Beinstingel est aujourd'hui cadre dans les télécommunications où il exerce le métier de conseiller en mobilité dans un service de ressources humaines. Si le monde du travail est, comme il l'explique pour Metis, riche en intrigues romanesques, ses livres vont plus loin et s'attachent à visiter toutes les facettes des discours, qu'ils soient commerciaux ou politiques. La force du FN est selon lui dans son discours qui ne trouve en face de lui qu'un langage technocratique sans âme.

Artistes et travail : la révolution du street art

Mouvement artistique devenu très populaire dans le monde entier, le street art connaît un engouement populaire sans précédent. Metis est allé interroger Philippe Baudelocque, l'un des artistes français emblématique de citée tendance sur son travail, les transformations induites par le numérique, sa vision du marché de l'art ou encore son regard sur la crise.

Négociation collective à la baisse

Il ne faut pas s'y tromper : les années qui viennent risquent de ne pas être favorables aux salaires dans nombre de pays de notre continent. Croissance nulle ou presque, pressions continues sur les prix, gel ou baisse des dépenses publiques : il faudrait des miracles pour continuer à gagner plus ! Or, à l'heure où il est de bon ton de faire l'apologie du dialogue social, la négociation collective ne se porte pas très bien en Europe.

Vous avez dit low cost ?

La grève d'Air France - pour ne pas parler de celle de Lufthansa - a fait couler beaucoup d'encre et ce n'est sans doute pas fini. Mais derrière le mouvement des pilotes se cache une question bien plus vaste : celle de l'arrivée des modèles dits low cost dans nos économies. Très visibles dans le secteur aérien où ils sont devenus en quelques années bien plus puissants que certains « grands, ils sont loin d'y être confinés. Mais il y a low cost et low cost : cette catégorie est très générique et renvoie à des modèles économiques forts différents même si tous caractérisés par des coûts relativement bas.

Quand l’Europe pousse au dialogue social dans l’armée

Patrie autoproclamée des droits de l'homme, la France n'en est pas moins aujourd'hui un des pays les plus attaqués - et condamnés- devant la Cour Européenne des droits de l'Homme. La dernière affaire est loin d'être banale et secoue l'institution militaire. Celle-ci en effet excluait non seulement l'exercice du droit de grève mais aussi l'existence de groupements professionnels à caractère syndical pour incompatibilité avec les règles de la discipline militaire. Or, pour la Cour de Strasbourg, « l'interdiction absolue des syndicats au sein de l'armée française est contraire à la Convention européenne des droits de l'homme ». Cette décision, attendue par certains et redoutée par beaucoup est pourtant logique et ce bien au-delà des arguments juridiques : elle intervient en pleine restructuration stratégique, économique, technologique et sociologique de la défense française. Metis reprend ici l'article publié par Claude Emmanuel Triomphe pour Acteurs de l'Economie/La Tribune.

Politique de l’offre et gauches européennes

Comment résister au déclin ? Comment innover et produire demain ? Et ce dans un contexte de mondialisation agitée, pour ne pas dire guerrière, de mutations technologiques, démographiques et politiques en tous genres ? Difficile dans les circonstances actuelles que Metis ne dise rien. Pour beaucoup de décideurs, la potion magique tient en quelques mots : la logique de l'offre. Y a-t-il là une pensée de droite ?

France, Europe : mots sur maux

L'avenir et les mots pour le dire... Ou plus exactement l'absence de ces mots. Voilà ce qui pourrait caractériser une bonne partie du discours politique contemporain, quelle que soit la force politique au pouvoir. Cette vacuité peut avoir des causes très diverses : le flou du projet des gouvernants, le je m'en foutisme d'une élite prisonnière de son entre-soi comme des communicants qui l‘accompagnent, la dictature d'un court terme électoral et sondagier. Mais peut-être aussi une certaine forme d'anomie, une incapacité à nommer les choses qui les dépassent. Ce qui se conçoit clairement s'énonce clairement dit un dicton fort ancien. Et c'est bien ici que le bât blesse et que se fait le lit de celles et ceux qui parlent clair, à défaut de parler juste.

Travail et laïcité : inch’allah !

Plusieurs arrêts des hautes juridictions françaises et européennes viennent d'être rendus sur des affaires hautement symboliques pour nombre d'Européens : le port du voile. La Cour de Cassation française vient de confirmer la légalité d'un licenciement prononcé par la crèche Babyloup envers une salariée qui avait décidé de porter un voile islamique sur son lieu de travail. Tandis que la Cour Européenne des Droits de l'Homme n'a pas, en dépit de certaines réserves, censuré les règles instaurées par l'Etat français afin de proscrire le port du voile intégral dans l'espace public. Alleluia ?

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