Depuis 2014 le CESER Rhône-Alpes, puis Auvergne-Rhône-Alpes, a exploré les différentes facettes de la relation formation-travail à travers des contributions sur l'alternance, la formation des demandeurs d'emploi et des actifs occupés, en particulier les plus fragilisés. À la fin de sa mandature et à l'aube d'une nième réforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage, il a souhaité soumettre au débat ses contributions. Il l'a fait en partenariat avec l'AGEFOS-PME Auvergne-Rhône-Alpes, riche d'expériences concrètes, lors d'un colloque le 19 décembre dernier à Lyon.
Lorsque j'ai proposé de rédiger un article sur les différentes conceptions de la formation professionnelle en Europe à partir d'une publication récente du CEDEFOP, la rédactrice en chef m'a demandé s'il s'agissait de la formation professionnelle initiale ou continue, ou bien les deux. J'ai répondu les deux, mais la question montrait bien les ambiguïtés qui règnent en France à ce sujet.
Après la réforme du Code du travail, avant celle de l'assurance chômage, est venu comme annoncé le tour de la formation professionnelle. Cette fois le gouvernement ne procède pas par ordonnances, mais il appelle syndicats et patronat à négocier au sommet, en énonçant dans un « document d'orientation » les changements qu'il juge nécessaires. L'exécutif ne souhaite pas voir les choses traîner : il veut un accord pour fin janvier 2018, qu'il puisse reprendre dans la loi dès avril. Rendu public mi-novembre, ce document d'orientation n'annonce pas le grand soir qu'appellent depuis longtemps de leurs vœux les détracteurs d'un système si souvent décrié.
"Une réforme de la formation professionnelle est annoncée comme une des voies stratégiques d'action du nouveau Gouvernement. C'est quelque chose d'inusité, au-delà des bonnes paroles convenues sur les vertus de la formation." Anousheh Karvar qui a été coordinatrice des équipes du pôle social du mouvement En marche ! et Sandra Enlart, l'une des plus réputées expertes françaises de la formation professionnelle, ont débattu le 30 mai 2017 lors d'un amphi-débat organisé par l'UODC et Entreprise&Personnel. Retrouvez le débat dans cette vidéo séquencée de l'UODC.
A l'heure d'une nouvelle réforme de la formation professionnelle dans la perspective d'une « flexisécurité » à la française, l'étude de l'Association française pour le développement de l'enseignement technique (AFDET) apporte des éclairages précieux. En partant de l'introduction des blocs de compétences, elle se penche sur les réponses apportées par les certificateurs et interroge la diversité des ingénieries mises en œuvre. Françoise Amat, Vice-présidente de l'AFDET et ancienne Secrétaire générale du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie (CNLPTLV, devenu CNEFOP) livre pour Metis les grandes lignes de ce travail.
A la veille d'une profonde réforme du système de formation professionnelle continue (FPC) en France, cet article en se basant sur un nouveau rapport du CEDEFOP, donne un éclairage européen sur la FPC et sur un sujet trop méconnu dans le pays : l'apprentissage en milieu de travail (AMT). L'Angleterre et l'Italie sont allées loin en ce sens tandis que le système français reste pris dans la conception de la formation comme « stage ».
Grâce à un document publié récemment par le CEDEFOP, il est possible d'avoir une vue d'ensemble sur les performances des systèmes de formation professionnelle de tous les pays de l'Union européenne. Les trente-six indicateurs retenus permettent des comparaisons entre les pays. L'article esquisse un panorama de la France par rapport à la moyenne européenne, mais aussi par rapport aux pays les plus performants du point de vue du marché du travail. L'analyse révèle un certain nombre de faiblesses et de pistes d'amélioration, qu'il s'agisse de formation professionnelle ou continue. Basées sur des indicateurs purement quantitatifs ces révélations sont fragiles et appellent maintenant des travaux complémentaires et des recoupements avec les analyses des instituts tels que le CEREQ ou le CEET. Elles peuvent aussi stimuler les réflexions des candidats à la magistrature suprême
« Ce qui nous unit est plus important que ce qui nous sépare » Philippe Meirieu, professeur émérite en sciences de l'éducation à l'Université Lyon 2, fut aussi jusqu'en décembre 2015 le vice-président de la Région Rhône-Alpes en charge de la formation tout au long de la vie. Quand il ne profite pas de sa maison située dans un superbe hameau de la Drôme il écrit, donne des conférences et s'adonne aux joies de la cuisine. Il a publié de nombreux ouvrages, dont le dernier Eduquer Après les attentats sur lequel il revient dans une interview exclusive pour Metis
Etre un homme politique français qui prétend aux plus hautes destinées passe en France par un exercice (presque obligé) : LE LIVRE qui distingue notre monde politique de ses homologues étrangers qui se contentent des interviews et des discours et ne se privent pas d'ironiser sur nos prurits littéraires. Il arrive que ces ouvrages soient parfaitement ignorés du public, il arrive qu'ils connaissent de vrais succès de librairie. C'est le cas cette année où les ouvrages des principaux candidats de la droite font la fortune de leurs auteurs, de leurs éditeurs et des libraires, sans doute anticipation sur le retour à une société du plein emploi
Jean-Raymond Masson vient de terminer une mission en Tunisie. Cet article s'efforce de faire le récit des grandes étapes de l'évolution du système tunisien de la formation professionnelle, en parallèle à celle de l'enseignement supérieur, depuis le début des années 2000 jusqu'à aujourd'hui. Après avoir été à l'avant-garde en matière d'innovations pédagogiques et administratives à la fin des années 1990, ce système souffre maintenant de multiples problèmes qu'il ambitionne de traiter en s'inscrivant pleinement dans une politique intégrée de développement des ressources humaines au service de l'économie de la connaissance
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