Les inégalités à l’école : le choc PISA… et les politiques
Les résultats des enquêtes de l'OCDE « PISA » se succèdent : de nombreux pays en ont tiré des leçons et ont réalisé des réformes ou introduit de nouvelles pratiques. Et la France ?
Les résultats des enquêtes de l'OCDE « PISA » se succèdent : de nombreux pays en ont tiré des leçons et ont réalisé des réformes ou introduit de nouvelles pratiques. Et la France ?
Ou d'un ton apocalyptique adopté dans les sciences sociales, du moins celles qui traitent de l'économie et de la société contemporaine. Quelques ouvrages récents en témoignent. Leurs auteurs, tous chercheurs en sciences sociales, parfois dans de belles et prestigieuses institutions de recherche, se transforment en Cassandre, en imprécateurs, voire en guerriers vindicatifs cherchant à éliminer ceux qui ne pensent pas comme eux
Avec Brooklyn Village, Grand prix du festival du cinéma américain de Deauville, Ira Sachs nous propose de partager une tranche de vies ordinaires
Depuis l'apparition de la protection sociale, la logique de notre économie est constante : on cherche à rendre universels les revenus d'activité (le droit au travail figure dans l'article 23 de la Déclaration universelle des droits de l'homme) et lorsque l'on n'y parvient pas, on complète ces revenus par des prestations sociales assurant une existence décente. Le grand renversement, auquel le revenu de base voudrait nous amener, consiste à inverser cette logique : on se préoccupe d'abord de donner à chacun un revenu d'existence, avant de le compléter éventuellement par des revenus d'activité. Ce grand renversement est loin d'être anodin. Je propose une réflexion sur ses trois conséquences néfastes, qui ne sont pas toujours explicitées par ses défenseurs. Et suggère ensuite trois alternatives au revenu de base, permettant d'atteindre certains de ses objectifs sans générer ces conséquences problématiques
Philippe Askénazy vient de publier « Tous rentiers - Pour une autre répartition des richesses ». Pierre Maréchal rend compte de ses analyses des inégalités d'aujourd'hui et des pistes qu'il propose
Dans la situation d'urgence économique et sociale qui est celle de la France et au-delà, de toute l'Europe, l'école est un enjeu central. En pistant le rôle de l'argent sous la forme d'euros sonnants et trébuchants dans de multiples aspects du système éducatif, à la manière d'un détective, Arnaud Parienty, dans son ouvrage School business comment l'argent dynamite le système éducatif, donne à voir de manière vivante et documentée le visage nouveau de l'école. En somme tout ce qui fait de l'égalité un vain mot !
A Metis, nous aimons bien la phrase de Camus : « Mal nommer les choses rajoute au malheur du monde ». Claude-Emmanuel Triomphe a bien dû déjà la citer dans l'un de ses très nombreux éditos. Alors en un moment où beaucoup de choses sont dites, écrites, proférées (et il le faut), cette phrase a une grande actualité.
Il ne faut pas s'y tromper : les années qui viennent risquent de ne pas être favorables aux salaires dans nombre de pays de notre continent. Croissance nulle ou presque, pressions continues sur les prix, gel ou baisse des dépenses publiques : il faudrait des miracles pour continuer à gagner plus ! Or, à l'heure où il est de bon ton de faire l'apologie du dialogue social, la négociation collective ne se porte pas très bien en Europe.
Voilà un livre BD qui fait du bien et qui est intéressant ! Signé par Darryl Cunningham , dessinateur, sculpteur et photographe britannique ayant aussi travaillé comme aide-soignant en psychiatrie, il traite des relations entre la politique et l'économie, et en particulier de l'évolution des doctrines libérales et leur rôle dans le déclenchement de la crise de 2008, puis de la montée des extrêmes droites en Europe.
D'un coté, l'émergence de pratiques de consommation collaborative participe de la création d'innovations et de lien social. Elle facilite l'accès à coûts réduits à des services inaccessibles autrement, de transports, de logements ou de matériels notamment... Il y a bien un usage de valeur, une valeur créée par l'usage (un travail ?), une valeur d'usage accrue grâce à une déconnexion de la propriété et de la jouissance d'un bien. De l'autre, sur le volet de la production de ces services, des entreprises prélèvent, sur un mode automatisé et souvent en toute opacité, une certaine valeur monétaire.