A l'heure où le chômage des jeunes bat des records en Europe, l'émigration revient en force. Qu'il s'agisse des jeunes Espagnols, Grecs ou Portugais, le mouvement est en marche ! Pour beaucoup de ces pays, la réalité n'est pas nouvelle. Mais, alors qu'on la croyait révolue et propre aux générations précédentes, la voici qui se réinstalle. Les pays du Sud européen ne sont pas les seuls concernés. Depuis les années 90, c'est le cas de très nombreux pays de l'Est qui ont connu des émigrations massives, pour la plupart intra européennes, le Royaume Uni et l'Irlande voyant débarquer par centaines de milliers Polonais et Baltes, jeunes et moins jeunes
Ancien responsable de la confédération hollandaise des syndicats FNV, Wim Sprenger est consultant-chercheur chez Opus 8 où il travaille sur les questions d'innovation, de restructurations, d'emploi et de dialogue social. Il nous livre ici ses réflexions sur les rapports entre syndicats et nouvelles technologies.
D'où vient la défiance des chefs d'entreprise, des managers vis-à-vis des jeunes générations ? Cette fantasmatique génération Y, - et ce sera pire avec la génération Z dit-on, marquerait-elle une nouvelle « chienlit » pour les entreprises ? Le constat semble, en tout cas, celui d'une incompréhension, d'une difficulté à intégrer les jeunes générations, à les impliquer, à les faire adhérer à la culture de l'entreprise, à comprendre leur mode de fonctionnement.
Face à une Commission largement décrédibilisée, le couple franco-allemand avec ses hauts, ses bas, son caractère à la fois complexe, tourmenté, irremplaçable tente de faire bonne figure. Et, une fois n'est pas coutume, ses récentes initiatives comme celles sur l'emploi des jeunes doivent nous faire réfléchir. Car elles pourraient marquer une nouvelle ère dans la dynamique de l'UE. S'inscrivant dans une des rares ouvertures sociales faites par la chancelière - qui pour le reste campe solidement sur ses positions de force et ses dogmes libéraux assumés - cette initiative témoigne en effet d'un tournant peut-être majeur pour la construction communautaire.
Matthieu est en passe de réussir. Sans conviction mais honorablement, il poursuit un Master Professionnel en contrôle de gestion. De retour de troisième année à Londres où il a surtout fait du sport, il est depuis quelques mois en apprentissage dans une de ces « belles boites » qui offrent encore un bon emploi. Il est déjà rémunéré 1,5 fois le Smic pour un mi temps et poursuivre ses études
Le programme "Développement de la Stratégie d'Entreprise et Emploi des Jeunes" lancé par le gouvernement espagnol vise à lutter contre le chômage très élevé des jeunes et à le faire descendre sous le seuil de 15% (objectif un peu présomptueux au vu du taux actuel de 57,2%). Chaque communauté autonome peut l'appliquer à sa guise. Le gouvernement de Madrid a lancé un programme pilote, complémentaire aux règles définies par l'Etat, qui va permettre aux entreprises d'insertion de saisir les postes vacants des entreprises présentes dans sa zone d'intervention. De même, le gouvernement madrilène va primer les agences privées pour chaque contrat qu'elles obtiennent pour les chômeurs.
Selon le rapport du BIT « Tendances mondiales de l'emploi des jeunes 2013 », le chômage des jeunes et les stigmates qu'il entraîne se font particulièrement sentir dans les économies développées et l'Union européenne, au Moyen‐Orient et en Afrique du Nord
En ce moment même, des événements d'une immense portée se déroulent sans que vraiment nous en prenions la mesure. 700 000 jeunes Espagnols, Grecs, Italiens, Portugais (et des Français) se sont, depuis un an ou deux, installés en Allemagne. Tout ce que l'on raconte sur les perspectives démographiques de notre voisine n'est pas faux mais à terme le flux des arrivants qualifiés va assez vite modifier les anticipations courantes. Pour l'Allemagne, voilà une chance formidable. Et le témoignage, hélas unique, que l'Europe est encore capable d'inverser le cours des choses qui veut que les flux migratoires se déplacent seulement vers le sud.
Après une première partie consacrée aux questions du chômage et de la pauvreté, nous publions ici la seconde partie de l'article de Ricardo Rodriguez consacré aux effets de la crise en Espagne et aux perspectives qui s'offrent désormais à ses citoyens, jeunes et moins jeunes
En octobre 2012, la Cegos a rendu publics les résultats d'une enquête menée dans 5 pays européens (Allemagne, France, Italie, Espagne, Royaume Uni) auprès de 3000 jeunes salariés de moins de 30 ans sur leur rapport à l'entreprise, au travail et au management. Nous avions rendu compte des valeurs qu'ils véhiculent, de leur perception du premier emploi, de leurs préférences en termes de contrats et d'entreprises, de leurs attentes vis-à-vis du management et des politiques RH. Aujourd'hui nous allons nous intéresser à la manière dont les DRH perçoivent les jeunes Européens.
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