Jeunes et vieux : derrière la colère, les métamorphoses du travail 

L'histoire se répéterait-elle ? A chaque fois que la France connaît un mouvement social majeur - comme c'est le cas depuis plusieurs semaines avec le projet de réforme de retraites - deux explications sont avancées : d'une part, le pays serait à la fois très conservateur et cela d'autant plus qu'il vieillit ; de l'autre la réforme souffrirait d'un déficit de pédagogie. C'est un peu court... Car voilà une réforme qui partait plutôt bien ! Des esprits préparés depuis longtemps, des étapes franchies sous les précédents gouvernements de droite comme de gauche. Sauf qu'entre temps la crise a déroulé son cortège d'effets en tous genres

Retour au pays ? Retour au travail !

Certes, les retours de congés, du moins pour celles et ceux qui sont partis en vacances, sont d'actualité ces jours-ci. Vous avez sans doute comme beaucoup d'Européens suivi de loin les inondations au Pakistan, les incendies russes et d'autres encore. Vous attendez peut-être la suite des « affaires » déballées au début de l'été, si symptomatiques des conflits d'intérêt des élites françaises. Mais il est plus que probable que le nouveau discours sécuritaire, aux relents ouvertement xénophobes, ne vous apparaît pas comme une dérive somme toute secondaire. La question de la sécurité, dans des sociétés à la fois diverses et fragmentées, est éminemment complexe...

Grèce : dompter la colère olympienne

« L'Enfer, c'est les autres » disait Sartre. Il n'était pas Grec, mais son adage est devenu une rengaine populaire en Grèce. Les Hellènes sont dépités et en colère. Anni Podimata (PSE) et Rodi Kratsa (PPE), deux eurodéputées grecques analysent la situation

Sans-papiers : déplacement du champ des contradictions

Déclenché il y a maintenant cinq mois, le conflit des travailleurs sans papiers a marqué l'actualité estivale. Son bilan invite à réfléchir sur l'état des contradictions à l'œuvre sur plusieurs terrains : gestion de la main d'œuvre migrante, intégration d'énormes poches de sous développement, tensions entre institutions de protection sociale, sensibilités préfectorales

Par |2018-12-17T10:12:14+01:0017 septembre 2008|Mots-clés : , , , |

Le grand soir réformiste de Bernard Thibault

Rien de tel que la méconnaissance du syndicalisme pour fabriquer du scoop à bon compte dans la presse. Il est vrai que depuis vingt ans, les effectifs de journalistes sociaux ont été terriblement réduits. L’offre de négociation tripartite décentralisée faite par Bernard Thibault la veille de la grève, a été un fait déterminant. La lente transformation de la CGT vient de s’accélérer.

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