L’Espagne va mieux… mais

L'Espagne va retourner aux urnes en juin pour de nouvelles élections législatives. Les différents partis politiques, dont les deux "nouveaux", Podemos et Ciudadanos, n'ayant pas trouvé d'accord permettant la mise en place d'une majorité. Ou comment faire aller la démocratie traditionnelle avec la nouveauté des souhaits des citoyens. Mais où en est l'Espagne économique et sociale après la crise et des années de strictes politiques budgétaires ? Les indicateurs du dernier Rapport de l'OCDE montrent du mieux... (OECD Economic Surveys: Spain 2014, OECD Publishing, Paris, 2014). Mais quelles seront les conséquences structurelles qui demeureront, par exemple la tendance à l'allongement des durées d'études par crainte d'entrer sur le marché du travail... Quelques données chiffrées :

Portugal 2016, le lourd bilan de l’austérité

Entre mai 2011 et mai 2014, le gouvernement portugais a mis en œuvre un programme radical de réformes économiques et sociales fondé sur l'austérité et la dévaluation interne, conformément aux injonctions des institutions européennes et du FMI. Les lignes essentielles de ce programme sont celles du Memorandum signé le 17 mai 2011 entre le gouvernement socialiste de José Sócrates (qui a reçu le soutien politique des partis à sa droite) et lesdites institutions. Il a été mise en œuvre à partir du 21 juin 2011 par le nouveau gouvernement de droite, alors sorti des élections parlementaires. Mais qu'est-il arrivé au Portugal ? 

Dettes publiques : les audits citoyens gagnent l’Europe

Alors que l'ampleur des dettes publiques sert de justification à toute une série de régressions sociales en Europe, de plus en plus de mouvements sociaux cherchent à se réapproprier ce débat en prenant exemple sur des expériences menées en Amérique Latine ou en Afrique. Leur point de ralliement : la création de « comités d'audit citoyen » chargés de faire la lumière sur l'origine de ce surendettement et au besoin, d'en appeler à la répudiation pure et simple de sa portion « illégitime »

Par |2019-05-02T14:08:13+02:0025 février 2013|Mots-clés : , , , |

Réforme du traité de l’UE : trop peu, trop tard ou trop tôt ?

L'année 2011 aura été calamiteuse pour l'Europe qui a vu se succéder perturbations et mauvaises nouvelles. Après un été meurtrier pour les places financières, la crise cyclonique de l'euro - ou plus précisément la crise redoublée d'adaptation des Etats aux exigences de l'euro - a forcé à Cannes les portes du G20, avant de couler à Athènes, Rome puis Madrid trois gouvernements à la dérive. A qui le tour ?

Par |2018-12-17T10:14:45+02:0023 janvier 2012|Mots-clés : , , , , , |

Sauvetage de l’euro, naufrage des valeurs ?

L'accord conclu le 27 octobre dernier à propos de la stabilisation de la zone euro et de la restructuration de la dette grecque est-il solide ? Les avis divergent et les prochaines semaines seront sans doute cruciales tant s'enchaînent les incertitudes qu'il s'agisse des suites de l'annonce du référendum grec ou de ce que décidera, ou pas, le prochain G20. Mais en l'état, plusieurs des ses caractéristiques nous interpellent tant elles impactent un modèle social qui a fortement besoin d'être refondu mais certainement pas d'être abattu

Fusion : quand la négociation sociale sort de l’entreprise 

La fusion de Veolia-Transport et Transdev a fait couler beaucoup d'encre surtout lorsque les deux PDG ont été remerciés à la surprise générale en février dernier. Plus étonnant cependant, ce sont les fédérations syndicales CGT et CFDT qui ont joué un rôle d'intermédiaire inédit entre directions et représentants du personnel pour aboutir à un accord de garantie d'emploi de 3 ans en France et de 2 ans dans toutes les activités cédées

Jeunes et vieux : derrière la colère, les métamorphoses du travail 

L'histoire se répéterait-elle ? A chaque fois que la France connaît un mouvement social majeur - comme c'est le cas depuis plusieurs semaines avec le projet de réforme de retraites - deux explications sont avancées : d'une part, le pays serait à la fois très conservateur et cela d'autant plus qu'il vieillit ; de l'autre la réforme souffrirait d'un déficit de pédagogie. C'est un peu court... Car voilà une réforme qui partait plutôt bien ! Des esprits préparés depuis longtemps, des étapes franchies sous les précédents gouvernements de droite comme de gauche. Sauf qu'entre temps la crise a déroulé son cortège d'effets en tous genres

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