Pierre Veltz « La France des territoires. Défis et promesses »

La France des territoires, défis et promesses, n'est pas un livre de circonstance. Pierre Veltz y poursuit une réflexion entamée il y a plus d'une vingtaine d'années et inaugurée par des publications aux titres aussi explicites que Des territoires pour apprendre et innover et Des lieux et des liens. […]

Agir pour le secteur du Facility Management

Tous ces métiers au service des autres métiers : le nettoyage des bureaux, les services de sécurité, les hôtesses d'accueil, la restauration d'entreprise, l'entretien des espaces verts d'entreprise, la gestion des flottes de véhicules...C'est ce que recouvre le terme « facility management ». C'est beaucoup d'emplois, des métiers mal connus, aux contours parfois un peu flous, des besoins en compétence techniques et surtout relationnelles, des exigences de qualité et de professionnalisation. Du travail auquel il serait bien de donner davantage de sens...

Par |2019-05-02T14:00:15+02:003 septembre 2018|Mots-clés : , , , , , , , , , |

Qualité du travail serviciel ? Pas sans formation !

Les choix de localisation, d'aménagement et d'organisation des espaces de travail sont confrontés aux transformations rapides du travail et l'offre des services qui les accompagne évolue. Près de 40 % des entreprises ont opté pour le Facility Management (FM). Elles externalisent et sous-traitent auprès d'un prestataire le gros des services aux immeubles et aux habitants requis pour leur fonctionnement. Au moment où les enjeux de santé et de performance d'un travail devenu majoritairement serviciel se tendent, ces entreprises confient les leviers de la QVT de leurs propres salariés à des opérateurs extérieurs. Joël Larousse, secrétaire général adjoint de l'ARSEG, en dresse un tableau.

Par |2019-05-02T13:31:16+02:0031 mai 2018|Mots-clés : , , , , , , , , , , , |

En quoi le capitalisme des plateformes numériques est-il singulier ?

« Il est très possible que Uber ne soit plus là dans cinq ans ». Du moins, dans son fonctionnement actuel. Sauf à réduire le montant de sa commission et à augmenter le prix des courses, son business model n'est pas viable. Une entreprise, fût-elle une plateforme numérique, ne peut pas travailler en permanence à perte sans que les autorités de concurrence s'émeuvent des distorsions de concurrence que cela génère ni que les investisseurs s'inquiètent pour l'avenir de leurs capitaux. Uber ou pas, les plateformes numériques continueront d'exister. Il importe donc, au-delà du cas d'Uber qui polarise le débat en France, au-delà aussi de diverses affirmations - basculement d'une économie de la production vers une économie de la demande ou d'une économie de la propriété vers une économie du partage - et des débats sur le statut des travailleurs des plateformes, de comprendre ce qu'il y a de singulier dans l'économie des plateformes numériques. Nouvelle forme de capitalisme ou version extrême d'un « néolibéralisme mondialisé » ?

Évaluation des services : de la « qualité » à la « pertinence située »

La définition des services comme la mise à disposition temporaire d'un bien, d'un équipement ou d'une compétence n'est pas fausse. Elle omet cependant l'essentiel. La valeur des services n'est pas décrite seulement dans le Quoi (l'exécution d'une tâche), mais dans le Pourquoi (de l'activité). On parle des services de qualité ou de qualité des services. De qualité relationnelle, de diversité, de modularité ou d'adaptabilité. Dans la réalité de ses usages, ce concept est transposé des pratiques d'évaluation des productions matérielles et des produits tangibles. Il est insuffisant et porteur d'effets contre-productifs dans les services et tout particulièrement pour la valorisation du travail. Il faut apprendre à évaluer les services avec un autre vocable, celui de « pertinence située ».

Plates-formes : extension du domaine de la servilité

Les mutations que nous connaissons avec la servicialisation et l'informatisation nous amènent à sortir d'une période pendant laquelle la performance du travail a été recherchée par une « machinisation » de l'activité, masquant ce qui est expérience, engagement, intentions, contextes..., pour ne voir qu'un ensemble de tâches séparables de celui qui les réalise. Depuis toujours problématique, cette séparation n'est plus aussi fonctionnelle avec l'extension des services et des technologies. Son dépassement nécessaire n'est cependant pas sans poser de nouvelles questions, notamment celle d'un risque d'extension de la servilité, du fait d'une confusion croissante des sphères privées et publiques de l'activité productive.

International Justice Day For Cleaners and Security Guards

L'UNI (Global Union for skills and services) organise cette année sa journée internationale de la justice pour les agents d'entretiens et de sécurité. Bon nombre d'actions sont organisées jusqu'au 15 juin comme le "Yellow Glove Solidarity Selfie", en voici l'annonce : 

Par |2018-12-17T10:18:07+02:0020 mai 2017|Mots-clés : , , , , , , , , , |

Dans quel monde vivons-nous ?

Parmi les explications de l'état d'incertitude, d'indécision, de trouble souvent ressenti aujourd'hui, il y a peut-être les difficultés à se représenter le monde dans lequel nous vivons. Il y a tout à coup comme « une absence de continuité entre la société d'hier et la société de demain ». C'est à décrire et analyser ce monde d'aujourd'hui que se consacre Pierre Veltz dans son dernier livre, La société hyper-industrielle, le nouveau capitalisme productif. Il prend le revers de quelques idées reçues :

« Back office » contre « front office », quel rôle joue le travail dans le vote en France ?

La transformation de la France en une société de services a redistribué les rôles sociaux entre ceux dont le travail se fait dans la lumière et une classe de serviteurs, dont le travail est invisible. Ce clivage est primordial pour comprendre comment se structure la vision qu'ont les citoyens de leur place dans la société et le choix du candidat qui les représentera le mieux. Cet article a été publié sur le site Slate.fr

Emplois exposés ou abrités : 2 France, 3 Europe

Le paysage est bien balisé. Nous aurions d'un côté une France des emplois exposés ; celle qui aspire au grand large, à la compétitivité et à l'agilité. Et de l'autre côté, une France des emplois abrités ; celle des biens impropres aux échanges internationaux, celle des services de proximité, des terroirs assoupis et des assistés insatiables. Le populisme social a tôt fait d'opposer ces deux France. Mais en fait, cette coexistence repose davantage sur un modèle de complémentarité que sur une opposition. Ces deux France sont étroitement imbriquées et chacune peut mettre en avant son utilité sociale

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