Olivier ne veut plus travailler. « J'ai payé beaucoup d'impôts quand j'étais directeur artistique dans la publicité, donc je n'ai aucun scrupule à toucher les Assedics ! Et puis vu ce que je touche, ce n'est pas ça qui va les ruiner ! » explique ce trentenaire, qui a très bien gagné sa vie jusqu'à ce qu'il décide d'arrêter de travailler pour s'occuper de son fils, de son potager et passer 3 mois par an en Inde. « Pour moi le meilleur signe extérieur de richesse, ce n'est pas d'avoir une voiture de luxe, c'est d'avoir du temps » dit-il
La pensée sur l'entreprise est affligeante, parce qu'elle repose sur des fausses évidences, notamment celle du droit de propriété. Pour Jean-Philippe Robé, avocat d'affaires aux barreaux de Paris et de New York, il faudrait penser l'entreprise en termes de responsabilité, de pouvoir et de contrôle. Dans le cadre des travaux du collège des Bernardins, il développe ses arguments sur la manière dont l'idéologie actionnariale a pris le dessus dans le fonctionnement des entreprises et propose de mettre en place des micro-dispositifs vertueux. Entretien
Les élections législatives se sont jouées en France sur des questions d'abord nationales, alors qu'en Grèce ce fut sur l'Europe et sur l'euro. Dans l'hexagone la gauche est désormais à la tête de toutes les grandes institutions politiques nationales et dans la grande majorité des collectivités territoriales. En Grèce, les élections, si elles permettront peut-être de dégager une coalition majoritaire n'ont pas vraiment éclairci le paysage ni permis de redonner un cap à une société très désorientée. Dans les deux cas, on voit combien aujourd'hui la souveraineté nationale n'a qu'une prise limitée. Mais laissons ici les questions politiques du moment et venons-en à la question de l'entreprise
Tel est le vœu de Ramón Jáuregui, membre éminent du PSOE, le parti socialiste espagnol, dans une interview exclusive pour Metis. Entré jeune dans ce parti comme syndicaliste puis comme avocat en droit social, il est devenu ensuite vice président du gouvernement basque, eurodéputé, député, et dernièrement ministre de la présidence du dernier gouvernement socialiste. Il exprime aujourd'hui sa vision du travail en Europe.
Le 19 juin prochain ASTREES vous invite à un débat, couplé à son Assemblée Générale annuelle, et qui aura lieu de 16h45 à 18h15 au Studio de l'Opéra Bastille.
La vie politique inspire les écrivains et les cinéastes depuis toujours. Les ingrédients d'une bonne histoire sont tous là. Rien ne manque : les personnages ont du caractère, l'intrigue où se mêlent pouvoir, argent, amour, sexe mais aussi vision du monde et humeur du temps, est féconde en rebondissements et propice au suspens
Un des premiers sujets dont a été saisi la nouvelle équipe gouvernementale française est celui des plans sociaux, sujet on ne peut plus médiatique ! Espérons cependant que derrière les affaires emblématiques qui font la une de la presse, les pouvoirs publics français sauront sortir du rôle de pompier. Au-delà des plans « gelés » pour cause d'élections présidentielles, il s'agit de créer un cadre adapté à la gestion de changements et de restructurations dont les dimensions sont devenues à la fois plus globales et plus locales. En attendant, entre Grexit, pacte de croissance et réformes structurelles, la destinée du continent reste toujours aussi incertaine et l'impératif de sa resocialisation, urgent !
En Allemagne, le travail est synonyme d'impératif économique, dont les conditions font peu débat. Des interrogations apparaissent cependant sur l'austérité, la justice sociale et la démocratie européenne. Entretien avec Ulrich Mückenberger, juriste et politiste
L'hirondelle hollandaise fera-t-elle le printemps européen ? Beaucoup l'espèrent et, pour ce qui concerne la marche de l'Europe, tous sont loin d'être socialistes ! Drôle d'alliance en effet que celle des promoteurs de la croissance affrontant les tenants de l'austérité. Car de fait, beaucoup tiennent les deux rôles. Ensuite, on voit bien comment le terme de croissance peut masquer des visions et des politiques parfaitement antagonistes. Mais avant de parler de réformes du marché du travail, parlons du travail lui-même sur lequel, obsessions de l'emploi aidant, nous avons fait l'impasse depuis trois décennies. Or tout ceci peut et doit évoluer aujourd'hui.
Karima Delli, eurodéputée Verte, dénonce la quasi disparition du Travail dans les politiques européennes. Le champ d'action du parlement européen s'élargit ce qui pourrait lui permettre de peser davantage sur les décisions, même si, notamment en matière d'emploi, les positions des parlementaires n'engagent pas le Conseil et relèvent essentiellement de la subsidiarité
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