Les articles de Wenceslas Baudrillart

Universitaire spécialisé en finances publiques (et en histoire des idées politiques), je suis appelé au ministère du Travail en 1974 pour y créer un département d’études permettant d’adapter le budget à l’explosion du chômage. Très vite oubliées les joies subtiles du droit budgétaire et du droit fiscal, ma vie professionnelle se concentre sur les multiples volets des politiques d’emploi et de soutien aux chômeurs. Etudes micro et macro économiques, enquêtes de terrain, adaptation des directions départementales du travail à leurs nouvelles tâches deviennent l’ordinaire de ma vie professionnelle. En parallèle une vie militante au sein d’un PS renaissant à la fois en section et dans les multiples groupes de travail sur les sujets sociaux. Je deviens en 1981 conseiller social de Lionel Jospin et j’entre en 1982 à l’Industrie au cabinet de Laurent Fabius puis d’Edith Cresson pour m’occuper de restructurations, en 1985 retour comme directeur-adjoint du cabinet de Michel Delebarre. 1986, les électeurs donnent un congé provisoire aux gouvernants socialistes et je change de monde : DRH dans le groupe Thomson, un des disparus de la désindustrialisation française mais aussi un de ses magnifiques survivants avec Thales, puis Pdg d’une société de conseil et de formation et enfin consultant indépendant. Entre-temps un retour à la vie administrative comme conseiller social à Matignon avec Edith Cresson. En parallèle de la vie professionnelle, depuis 1980, une activité associative centrée sur l’emploi des travailleurs handicapés qui devient ma vie quotidienne à ma retraite avec la direction effective d’une entreprise adaptée que j’ai créée en 1992.

Accords collectifs : pratique effective ou théâtre d’ombres ?

Donner la primauté aux accords collectifs entre patronat et syndicats peut paraître une nouveauté de bon aloi. Quelles en sont les limites ? Cette forme de négociation sociale peut-elle vraiment faire appliquer l'expression d'un intérêt général ? N'est-elle qu'une illusion entretenue par des partenaires sociaux mettant en scène leurs différends pour mieux éviter la concertation ?

L’hypocrite utile de l’entreprise

Trois exemples qui montrent que la mauvaise réputation des DRH se base, hélas, sur des faits concrets. Accumuler les travailleurs handicapés d'une entreprise qui n'en a plus, favoriser la branche d'un pays d'une multinationale, quitter son costume de marque pour mieux faire passer des licenciements, autant de situations qui n'aident vraiment pas à redorer leur blason.  

Et si l’on égalisait les avantages des contrats aidés entre secteur non-marchand et marchand ?  

Les contrats aidés sont censés permettre aux employeurs de recruter plus. Dans la pratique, les aides de l'État se répartissent de manière très inégale entre secteur marchand et non-marchand et favorisent ce dernier. Tant au niveau des aides proprement dites que par le volume des contrats, trois fois supérieur. Pour nombre de sociétés, c'est un réel frein à l'embauche. Peut-être serait-il opportun de rétablir l'équilibre si l'on veut lutter efficacement contre le chômage.

Nouveaux désirs de travail ou résignation à l’inéluctable ? 

L'émulation de la compétition, l'aiguisement des compétences, l'épanouissement personnel, l'obsolescence des entreprises... tels sont les facteurs qui mènent le jeune travailleur d'aujourd'hui à rêver d'horizons multiples, périodiques et stimulants, mais qui s'avèrent incertains et instables. Nouvelles aspirations professionnelles ou reflet d'une inévitable insécurité de l'emploi ? Wenceslas Baudrillart nous livre son billet d'humeur.

Mesurer le chômage en continu

Jean-Louis Dayan est un artiste (peut-être préfèrerait-il se définir comme artisan ?) rigoureux de la statistique, de l'emploi et du chômage. Aussi son article sur la mesure du chômage est-il passionnant dans sa confrontation des méthodes, de leur complémentarité et de leurs inévitables contradictions. Peut-on rajouter un peu de vécu de quelques (saurai-je dire combien ?) années à fréquenter avec assiduité ces données chiffrées ?

Par |2018-12-17T10:16:54+01:0027 avril 2015|Mots-clés : , , , , , , , |

Handicap : vers un droit commun de l’emploi

Marie-Anne Montchamp, qui a été 3 fois Secrétaire d'Etat dans le gouvernement français, revient dans un entretien exclusif avec Metis sur la création en 2005 d'une des principales lois sur les droits des personnes handicapées, ainsi que sur un possible droit commun de l'emploi.

Des travailleurs handicapés dans les entreprises high-tech

En tant que responsable de la mission handicap du groupe THALES, Gérard Lefranc doit incorporer les obligations d'emploi de travailleurs handicapés dans sa politique de recrutement et de maintien dans l'emploi. Dans cet entretien exclusif avec Metis, il décrit son approche ainsi que sa coopération avec les établissements d'enseignement pour surmonter perceptions et questions de qualifications.

D’un métier à l’autre : histoire d’une conversion

Du câblage automobile à la blanchisserie industrielle : c'est le chemin atypique par lequel sont passés une cinquantaine d'ouvriers handicapés suite à la fermeture de l'usine Renault de Boulogne-Billancourt en 1992. Wenceslas Baudrillart, directeur d'Asnières Industries Adaptées, nous raconte les hauts et les bas de cette conversion si particulière.

Fonction publique et handicap : quel avenir pour le fonds d’insertion ?

A l'occasion des 10 ans de la loi du 11 février 2005 sur le handicap, Metis revient avec Jean-Charles Watiez, directeur du Fonds pour l'Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique (FIPHFP), sur l'origine de cet établissement, sur sa raison d'être et ses enjeux principaux comme acteur de l'insertion professionnelle et de l'égalité des chances.

Qui sont donc les personnes handicapées ?

Sera-t-on étonné qu'un grand flou règne en ce domaine ? Il existe une classification internationale du handicap : « terme générique pour les déficiences, les limitations de l'activité et les restrictions à la participation ». L'OMS a travaillé à produire un contenu consensuel de ces notions mais les marges d'interprétation restent importantes selon le degré de développement des systèmes sanitaires et d'accompagnement social. De plus, l'identification des personnes handicapées dépend largement, non pas de filières incontournables d'enregistrement administratif, mais de déclarations faites par la personne elle-même ou par son entourage. Qui ne veut pas se déclarer handicapé n'est pas compté comme tel.

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