Le sens de la fête… et du travail

Plus d'un million de spectateurs quinze jours après sa sortie au cinéma : Le sens de la fête, la nouvelle comédie du duo Eric Tolédano et Olivier Nakache, s'annonce déjà comme un succès populaire. Parmi les ingrédients qui font le bonheur des spectateurs, la volonté d'ancrer le scénario dans la vie réelle - ici les coulisses d'une fête de mariage - est sans doute l'une des meilleures trouvailles. Car si ce film est très drôle, il met aussi en scène toute une comédie du travail aussi profonde que burlesque. Film après film, c'est l'une des forces des réalisateurs que de faire affleurer derrière la mécanique du rire une morale sociale décente. C'est aussi tout l'intérêt du sens de la fête.

Quand on fait entrer la vie privée dans le travail : l’exemple de la restauration

Léo Vigny a réalisé un mémoire de recherche en sociologie dans le cadre d'un Master de Paris 1-Sorbonne. Il y montre en particulier comment dans le secteur de la restauration parisienne la sociabilité propre au travail peut conduire à des formes très particulières de conciliation vie professionnelle/vie privée. Les témoignages de Claire, Nadine, Sophie, Simon, Patrick et Romain donnent chair à son propos.

Travailler le dimanche ?

Longtemps je n'ai pas aimé les dimanches. Alors je me suis mise à travailler : ça va beaucoup mieux. Le travail le dimanche se banalise : les consommateurs, amateurs de restaurants, bricoleurs ou jardiniers, cinéphiles, touristes, y trouvent leur compte. D'autres en sont pénalisés et en souffrent. Le livre de Jean-Yves Boulin et Laurent Lesnard, Les batailles du dimanche, montre quelles inégalités se dessinent, qui utilise son dimanche et comment. L'histoire de cette journée particulière y tient aussi toute sa place.

Portraits de travailleurs. Comprendre la qualité de vie au travail

Une précédente note de la Fabrique de l'Industrie, « La qualité de vie au travail : un levier de compétitivité » mettait l'autonomie au cœur de la qualité de vie au travail et concomitamment au cœur de la performance. Il s'agit cette fois, en exploitant les données de l'enquête DARES « Conditions de travail », de dresser les portraits-types des travailleurs en fonction des « déterminants objectifs et subjectifs de la qualité de vie au travail ». Logiquement la relation hiérarchique, envers de l'autonomie, y joue un rôle essentiel.

Code du travail : où en sont les autres ?

Poids des syndicats, représentation sur le lieu de travail, au niveau du conseil d'administration, en matière de santé et de sécurité, participation financière... comment nos voisins européens participent-ils à la gouvernance de leurs entreprises ? Ces informations sont issues du site Workers-participation.eu (ETUI), The gateway to information on worker participation issues in Europe.

Coup d’œil sur l’histoire : les balbutiements de l’actionnariat salarié au tournant du 20e siècle (partie 2)

La vie des entreprises est souvent traversée par les oppositions entre le capital et le travail, l'actionnaire et le salarié. Tout serait-il plus simple si les salariés étaient actionnaires. La question ne date pas d'aujourd'hui...Au 19e siècle, l'actionnariat salarié a été vu comme une solution pour répondre au rejet du capitalisme par les ouvriers. Au tournant du 20e siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale, cette question, loin d'être anecdotique, a fait l'objet de débats, de tentatives multiples en France, en Angleterre et aux États-Unis notamment. Voici la seconde partie d'un papier publié le 4 septembre dernier.

Petit paysan

Pierre, 35 ans, plutôt beau gosse, a repris la ferme de ses parents. Il l'exploite seul. Trente vaches laitières, par ordre d'apparition à l'écran Griotte, Verdure, Topaze, Biniou... Sa sœur Pascale est vétérinaire. Une façon de rester proche. Les parents ne sont pas loin. Ils ne lâchent pas vraiment l'affaire, fiers lorsque Pierre annonce qu'il est premier quant à la qualité de son lait, mais sans complaisance lorsqu'ils constatent qu'il est sixième quant à la production. Angélique, la boulangère qui se verrait bien épouser Pierre, complète le tableau.

La longue route d’une auxiliaire parentale devenue leader syndicale

Sylvie Fofana était l'invitée de l'ASTREES LAB « nouveaux indépendants » (#LabIndé) consacré aux besoins de protection et de collectif de ces travailleurs d'un nouveau genre, résolument autonomes, qualifiés ou non, et souvent plus précaires et moins protégés par un patrimoine que leurs aînés, artisans, commerçants ou professions libérales. Elle nous raconte l'isolement des nounous et leurs difficultés face à de multiples particuliers employeurs, où la relation affective vient saper la relation professionnelle et contractuelle jusqu'à la servitude. D'où son combat pour organiser un « collectif des nounous » devenu « syndicat » pour rompre l'isolement et faire valoir leurs droits.

Léo / étudiant / manager / livreur de repas à vélo

Léo a 21 ans. Cela fait trois ans qu'il mène de front ses (brillantes) études avec ce qui s'appelle des petits jobs d'étudiant. Trois années qui lui ont permis de se faire une image « concrète » du monde du travail. Rencontre avec Fanny Berbier, en octobre 2016.

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