Syndicats : toujours moins
Le déclin des adhésions aux syndicats atteint plusieurs pays.
Le déclin des adhésions aux syndicats atteint plusieurs pays.
La négociation sociale, comme le conflit, en dit parfois plus long sur les acteurs en présence que sur les enjeux en débat. Celle sur la modernisation du marché du travail permet l’instantané d’une Cgt ayant su articuler positions de fond, formulation de propositions, travail intersyndical et agenda d’action unitaire.
L’agenda 2008, de la poursuite des réformes sur les régimes spéciaux aux élections prud’hommales en décembre, en passant par les retraites, la représentativité et le service minimum, ne va pas manquer de booster notre triptyque social patronats, syndicats, pouvoirs publics.
Les confédérations syndicales n’abordaient pas ce conflit sans inquiétude. Les agents des entreprises publiques allaient réagir à la réforme des régimes spéciaux avec une légitime colère, d’autant que le gouvernement avait préparé l’opinion en les désignant comme des privilégiés. Le coup de semonce du 18 octobre avait été un succès.
Rien de tel que la méconnaissance du syndicalisme pour fabriquer du scoop à bon compte dans la presse. Il est vrai que depuis vingt ans, les effectifs de journalistes sociaux ont été terriblement réduits. L’offre de négociation tripartite décentralisée faite par Bernard Thibault la veille de la grève, a été un fait déterminant. La lente transformation de la CGT vient de s’accélérer.
Le travail clandestin ne l’est pas tant que cela. C’est sans doute l’enseignement principal à tirer du conflit mené chez Buffalo Grill au long de l’été par les salariés de l'entreprise, en grève pour leur régularisation
Face à la mutation du travail dans l’aéronautique, l’automobile ou ailleurs, le syndicalisme peine à trouver sa place. Airbus illustre les affres d’un syndicalisme aux prises avec les nationalismes et les laissés pour compte de la sous-traitance.
La direction de Arcelor Mittal et les représentants des salariés négocient le nouveau comité d'entreprise européen
Il y a cent ans, le syndicalisme se dotait de la charte d'Amiens et Clémenceau créait le premier ministère du travail. Un malentendu maintenant centenaire voyait le jour.
Entretien avec Jacques Laplanche, secrétaire CGT du Comité d’entreprise européen d’Arcelor