Lettre ouverte à Emmanuel Macron

Camarade,Bon je sais que ce n'est pas ton vocabulaire préféré... je le fais un peu exprès, je l'admets, ça doit tenir à ma nature rebelle, pour ne pas dire insoumise ! Depuis que tu t'es lancé en politique je t'ai suivi avec beaucoup d'intérêt. Sans forcément toujours adhérer, loin s'en faut. D'ailleurs ça a commencé avec tes fameux cars : moi j'ai toujours été un fan de trains. Même quand ils sont en retard, même quand ils sont en grève (et ça fait beaucoup en cumulé !)

Le droit à l’optimisme !

Il y a quelques semaines, Metis publiait un dossier « Combien de France dans le pays de France ? » avec des articles de Louis Gallois, Thierry Pech, Martin Richer, Pierre Veltz...La question est plus que jamais d'actualité en ces temps d'élections (suite en juin). Alors évidemment entre les deux tours des élections présidentielles, il était facile de faire des titres « Macron-Le Pen : les deux France ». Oui mais lesquelles ?

Voter : un sacré boulot !

En ces temps d'élections (encore trois    temps devant nous), nombreux sont ceux qui parlent « au nom de... ». Les instituts de sondage qui, bien que très critiqués, donnent l'illusion « d'exprimer » nos opinions, nos intentions de vote. Les candidats qui répètent en boucle « les Français pensent que... », « les Français veulent que... », « le peuple dit que... ». Comme s'ils étaient dans un autre monde (c'est bien le problème !) et regardaient de loin ces petits Français qui s'agitent et dont ils dépendent, mais qui finalement en si grand nombre, n'iront peut-être pas voter. Ceux qui ont cru que les primaires exprimaient la volonté des « citoyens » en ont largement surestimé la portée démocratique et à l'issue du premier tour, les candidats retenus par cette procédure sont maintenant éliminés

Molière et le travail…

Pauvre Molière ! Il n'a guère mérité de se voir qualifier de « clause » : eût-il préféré « loi », « article », « arrêté », « alinéa », « codicille »... Ecrivain superbe, acteur, directeur de troupe, fondateur de plusieurs théâtres, il a beaucoup travaillé, il est même mort en travaillant. Faudra-t-il donc parler français (celui d'aujourd'hui, à défaut de celui de Molière) pour travailler sur un chantier de BTP donnant lieu à appel d'offre public, comme viennent de l'imaginer plusieurs collectivités ? 

Formation professionnelle : les performances françaises par rapport aux pays d’Europe

Grâce à un document publié récemment par le CEDEFOP, il est possible d'avoir une vue d'ensemble sur les performances des systèmes de formation professionnelle de tous les pays de l'Union européenne. Les trente-six indicateurs retenus permettent des comparaisons entre les pays. L'article esquisse un panorama de la France par rapport à la moyenne européenne, mais aussi par rapport aux pays les plus performants du point de vue du marché du travail. L'analyse révèle un certain nombre de faiblesses et de pistes d'amélioration, qu'il s'agisse de formation professionnelle ou continue. Basées sur des indicateurs purement quantitatifs ces révélations sont fragiles et appellent maintenant des travaux complémentaires et des recoupements avec les analyses des instituts tels que le CEREQ ou le CEET. Elles peuvent aussi stimuler les réflexions des candidats à la magistrature suprême

L’autre côté de l’espoir

Aki Kaurismäki aime les ports, Le Havre en 2011, Helsinki aujourd'hui. La vie de ses personnages se fraie un chemin sur des quais vastes et déserts, à l'ombre des cargos et des grues. Elle adopte leur rythme lent, leurs mouvements obstinés, leur démesure aussi. Le sujet est le même : quelqu'un débarque, un migrant, un clandestin. Il cherche un refuge, il rencontre un mélange d'hostilité et d'hospitalité. De temps en temps, il croise des rockers d'un autre âge et leurs guitares nous parlent de ce que l'humanité a fait de mieux

Emplois exposés ou abrités : 2 France, 3 Europe

Le paysage est bien balisé. Nous aurions d'un côté une France des emplois exposés ; celle qui aspire au grand large, à la compétitivité et à l'agilité. Et de l'autre côté, une France des emplois abrités ; celle des biens impropres aux échanges internationaux, celle des services de proximité, des terroirs assoupis et des assistés insatiables. Le populisme social a tôt fait d'opposer ces deux France. Mais en fait, cette coexistence repose davantage sur un modèle de complémentarité que sur une opposition. Ces deux France sont étroitement imbriquées et chacune peut mettre en avant son utilité sociale

Europe : es-tu là ?

Stephan Zweig dans son livre Marie-Antoinette, dépeint Louis XVI comme un homme tout à fait ordinaire, sans idées ni passions, un peu balourd, qui aurait pu avoir une vie parfaite « s'il avait été boulanger ». Seulement voilà, il était roi. On a longtemps cru que la démocratie nous préservait de ces hérédités hasardeuses et fâcheuses. Mais pas vraiment. Plus encore, on se prend à douter de la solidité de la démocratie américaine et de ses si vieilles institutions. Mais attendons, les juges vont passer, et certains sont et seront vigilants. La société commence à bouger

Europe : entre chômeurs longue durée et « inactifs longue durée »

A la suite de ses travaux sur l'emploi en Europe, Nicola Düll - Economix Research & Consultingà Munich - nous propose de comparer l'ampleur du chômage longue durée selon les pays européens, mais aussi de prendre conscience de l'importance de la sous-activité « de longue durée »

Par |2019-06-17T17:23:17+02:005 décembre 2016|Mots-clés : , , , , , , , |

À crise européenne, dividende européen ?

Dans une interview donnée à EurActiv' en avril 2014 (que nous reproduisons) après la conférence sur le « revenu de base inconditionnel » organisée au sein du Comité économique et social européen (CESE), Philippe Van Parijs a fait valoir que l'UE devrait mettre en place un revenu de base pour tous ses citoyens. Ce qu'il nomme « euro dividende » devrait voir le jour pour deux raisons essentielles : aider l'Europe à amoindrir la crise, et montrer que c'est une communauté qui se « soucie » enfin de ses membres

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