En ce moment même, des événements d'une immense portée se déroulent sans que vraiment nous en prenions la mesure. 700 000 jeunes Espagnols, Grecs, Italiens, Portugais (et des Français) se sont, depuis un an ou deux, installés en Allemagne. Tout ce que l'on raconte sur les perspectives démographiques de notre voisine n'est pas faux mais à terme le flux des arrivants qualifiés va assez vite modifier les anticipations courantes. Pour l'Allemagne, voilà une chance formidable. Et le témoignage, hélas unique, que l'Europe est encore capable d'inverser le cours des choses qui veut que les flux migratoires se déplacent seulement vers le sud.
Ce n'est pas lui qui souscrirait à la célèbre formule des années quatre vingt-dix : « le travail, une valeur en voie de disparition ». S'affirmant gaulliste social, proche de François Fillon, Jérôme Chartier veut au contraire le réhabiliter et il déplore qu'il soit aujourd'hui systématiquement associé à l'idée de souffrance
L'accord interprofessionnel sur la sécurisation de l'emploi est très controversé : les uns dénoncent une régression majeure du droit du travail et une menace sur la qualité de l'emploi de tous, et les autres saluent une avancée majeure. Pour proposer une appréciation, trois étapes sont logiquement nécessaires. Il faut d'abord revenir sur la démarche générale de l'accord, ensuite examiner la manière dont le processus parlementaire le rationalise, l'encadre et le transcrit, pour enfin aller dans le détail des mesures.
La crise s'installe. Ses conséquences sociales s'inscrivent durablement dans les ressentis, les attitudes, les comportements des citoyens. Elles s'expriment par des événements du quotidien comme la frustration de devoir se priver, les difficultés matérielles, la recherche d'un soutien de la part de sa famille, la crainte de perdre son logement ou son emploi, la perte de confiance vis-à-vis des autres... Ce sont ces petits et grands événements que nous avons tenté de mettre en perspective dans le paysage varié de l'Europe des 27
Alors qu'à l'évidence la crise s'est installée pour durer dans de nombreux pays européens, que la croissance sera au mieux molle et la création d'emplois faible, alors que les finances publiques sont mal en point, les ravages du chômage ne cessent de s'étendre. Il y va d'un vrai contrat d'avenir, d'un vrai contrat de générations ! "Dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé disait François Mitterrand il y a tout juste 20 ans ! Mais est-ce si sûr ?
Martine Le Boulaire, directrice du développement d'Entreprise et Personnel a beaucoup voyagé. Elle a étudié de près les modèles managériaux à l'œuvre dans les pays émergents (Chine, Russie, Brésil..). Elle nous livre ici son regard sur les différentes évolutions en cours dans ces trois pays
Une des définitions du métier des managers affirme qu'ils sont là pour faire travailler les autres. Du coup, le travail propre de ces salariés intermédiaires, ni cadres dirigeants ni opérateurs, est souvent oublié. Travailler et faire travailler seraient antinomiques et plutôt que de passer d'une mode managériale à une autre, il est nécessaire de chercher à connaître mieux les évolutions et les difficultés vécues par ceux qui en ont la charge, cadres fonctionnels et opérationnels. C'est ce qu'ont fait Jean-Marie Bergère et Yves Chassard en 2013 dans le livre A Quoi servent les cadres ?
Entretien avec Philippe Zarifian, professeur de sociologie à l'Université de Paris-Est Marne-la-Vallée, dont le dernier ouvrage "Sociologie du devenir, éléments de sociologie générale" dégage les fondements d'une véritable révolution de l'approche sociologique. Son constat est radical, la sociologie classique est devenue obsolète
En pleine crise économique, dans cette atmosphère de défiance croissante et malheureusement justifiée dans les institutions, il convient de regarder avec attention le renouvellement du débat sur la possibilité et la pertinence d'une évolution des modes de gouvernance et de type de management en entreprise. Le travail a changé, la production est largement immatérielle, la pression sur l'emploi est forte, l'exigence d'engagement subjectif se généralise. Longtemps taboue, la question de la gouvernance est aujourd'hui reposée
Entretien avec Fanny Barbier, directrice des études et de la recherche au sein de l'Institut du leadership, Groupe BPI, à propos de l'enquête internationale « L'entreprise idéale existe-t-elle ? »
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