Manager sans bureau : ce qui se joue en coulisses

« Répétez après moi : un manager sachant manager sans son bureau est un bon manager ». Si l'énoncé peut évoquer un exercice d'élocution, il résume en fait le discours que l'on tient aux managers avant de les déloger de leurs bureaux pour les installer en open space. Car au-delà des ressorts économiques de la tendance, c'est bien la fonction d'encadrement et ses conditions d'exercice qui sont en jeu. A partir des observations et des témoignages recueillis dans le cadre d'un travail doctoral en cours, Félix Traoré tente d'appréhender ce changement depuis le point de vue des premiers concernés.

Dans « Santé au Travail » les deux mots ont leur importance

À bas bruit, le débat sur les problématiques de la « santé au travail » se poursuit. Investi dans la mise en place d'espaces de discussions sur le travail dans différentes entreprises de la métallurgie, Emmanuel Couvreur (Groupe Ressources fédéral QVT de la FGMM-CFDT) réagit au Rapport sur la Santé au Travail : vers un système simplifié pour une prévention renforcée.

Par |2019-07-15T11:36:36+02:006 janvier 2019|Mots-clés : , , , , |

Innovations managériales : les désirs sont désordre

Les cadres ont fort à faire pour favoriser l'avènement du management de demain. Sur ce plan, la promesse de la modernité est partout, dans les livres, les colloques et les injonctions des dirigeants : un management plus respectueux des individualités, de la créativité, de la capacité d'initiative, de la volonté d'implication des collaborateurs. Qu'on se le dise : les innovations managériales, lean management, innovation participative, management agile et autres « entreprises libérées » allaient bien vite aplatir ou latéraliser les pyramides hiérarchiques et renforcer les marges de manœuvre des opérateurs et des collaborateurs. Pourtant, les pesanteurs du réel subsistent et avec elles, les organisations du travail, qui en France, restent engoncées dans un taylorisme dépassé.

Cadre : un métier à tisser

Lorsqu'ils parlent de leur travail, les cadres en viennent vite à évoquer leurs responsabilités vis-à-vis d'autres acteurs, collègues, subalternes ou supérieurs dans la hiérarchie. Ils sont pris dans l'écheveau des relations sociales du service et de l'entreprise, pour le meilleur et pour le pire. Les statistiques ou les définitions conceptuelles sur leur fonction ou leur statut peinent à saisir le travail réel, l'engagement subjectif dans cette activité de tissage. Les « récits de travail » nous en rapprochent. Comment les cadres vivent-ils leur position singulière ? Comment s'en débrouillent-ils ? Les extraits réunis par Patrice Bride de la Coopérative Dire le Travail témoignent d'une grande diversité.

Par |2019-07-15T11:36:00+02:0017 décembre 2018|Mots-clés : , , , , , , |

De l’influence du contrat de travail sur la relation managériale

Vu d'aujourd'hui, il est tentant de lister les conditions qui permettaient à la relation entre manager et managé (e) de s'installer et de si bien fonctionner qu'elle continue à être pensée comme un modèle qu'il s'agirait de retrouver. Mais l'évolution des organisations rebat les cartes. La gestion de plus en plus économique de la main d'œuvre, avec ce qu'elle suppose de flexibilité, de précarité et d'agilité, se produit souvent au détriment du développement de relations managériales dignes de ce nom.

L’engagement : montée de la valeur prisée, métamorphose des modèles

Paradoxe, contradiction ? Dans des sociétés où le « dégagisme » sévit à grande échelle, l'engagement lui se porte plutôt bien, et ce en particulier chez les jeunes. Il est même devenu une sorte de valeur, prisée autant dans le monde du social et du sociétal que dans le monde économique. Les petites lignes en bas de CV sont de plus en plus lues et il est de bon ton d'avoir un engagement social. Mais qu'est-ce que l'engagement aujourd'hui ? De quoi est-il porteur et comment s'exprime-t-il ? Qu'est-ce qui le différencie de celui d'hier ? Quelles questions pose-t-il ? Tentatives de réponses au terme de six mois de travaux menés par le Lab de l'engagement à Marseille.

Une Maison pour les lanceurs d’alerte

Depuis le 21 novembre 2018, les lanceurs d'alerte ont leur Maison. Ainsi en ont décidé dix-sept organisations de la société civile, ONG et organisations syndicales, réunies à la Bourse du Travail à Paris. Elles s'y retrouvent pour offrir une protection et un appui à ceux qui choisissent de révéler la dangerosité d'un médicament, une situation de conflits d'intérêts, les chemins qui mènent aux paradis fiscaux, les clauses secrètes d'un accord ou l'existence d'un logiciel capable, le temps d'un contrôle, de verdir votre moteur diésel...

Suède : la longue marche vers l’apprentissage

Le développement de l'apprentissage est une priorité partagée par la plupart des pays de l'Union européenne. Afin de faciliter la transition des jeunes vers l'emploi et de mieux répondre aux besoins du marché du travail (« L'apprentissage en France : mission impossible ? » Metis, 15 octobre 2018). Dans ce contexte, la Suède est un exemple intéressant d'une formation professionnelle initiale (FPI) pleinement ancrée dans le système scolaire qui évolue par étapes vers un modèle d'apprentissage centré sur l'entreprise. Au cœur de ces réformes : les liens entre les moments d'enseignement et les moments de travail.

Le Management désincarné

Dans son livre Le Management désincarné, Marie-Anne Dujarier, sociologue du travail, livre une enquête sur cette nouvelle et étrange pratique : le management à distance. Les salariés interrogés témoignent des limites et des avantages des dispositifs et des procédés qu'ils utilisent pour encadrer l'activité de leurs pairs... sans les rencontrer. Cette Note de lecture sur les bullshit jobs au sein de l'encadrement a été publiée en 2015.

L’autonomie, ça s’organise

Dans son dernier ouvrage au titre volontiers paradoxal, Organiser L'autonomie au travail, Pascal Ughetto analyse les thématiques actuelles de « l'entreprise libérée », du « management collaboratif ou agile», du « participatif » venues du monde du numérique et (peut-être) réclamées par les jeunes générations. Mais il en pointe également les limites. Quel est alors le rôle du cadre : organisateur ou animateur ? Metis s'est entretenu avec lui.

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