Justice et travail en Allemagne : de nouveaux défis

Au cours des dernières années, de nombreux observateurs ont salué l'efficacité de la justice allemande, qui peut se targuer par exemple d'avoir des procédures plus rapides et moins coûteuses que la plupart de ses voisins européens. Gerhard Binkert, alors président honoraire de la Cour d'appel du travail de Berlin-Brandebourg, décrivait pour Metis en janvier 2015 l'évolution de la juridiction du travail en Allemagne et les défis que présentent pour ces cours la transformation du monde du travail et l'influence croissante de la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE).

Réforme des indemnités prud’homales : millésime 2017

Le projet de loi d'habilitation à recourir aux ordonnances, transmis au Conseil d'Etat le 14 juin a été examiné en Conseil des ministres le 28 juin. Il prévoit entre autres la réforme des indemnités prud'homales. Il s'agirait de fixer des planchers et plafonds «obligatoires» pour les indemnités versées en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse. Cette analyse de Caroline Diard, enseignant-chercheur en management des ressources humaines est paru en premier lieu le 29 juin 2017 sur le site The Conversation.

Par |2024-07-11T12:53:05+02:0023 juillet 2017|Mots-clés : , , , , , , |

Des accords d’entreprise qui marchent

Du point de vue du dialogue social, il est assez curieux d'observer que le quinquennat Hollande a été nettement séparé en deux séquences : celle des « grandes conférences sociales » annuelles et des grands accords interprofessionnels jusqu'en 2014, puis celle des échecs de négociation nationale et du chantier si mal conduit de la Loi « Travail ». Une étude récente de Terra Nova tire les enseignements de quatre « accords d'entreprise » négociés et signés dans ces années-là : Le dialogue social par la preuve : quatre cas d'accords d'entreprise innovants et leurs enseignements, mai 2017

Travail : en marche pour quelle réforme ?

Entre le flou prudent du programme présenté début juin aux partenaires sociaux et les pistes explosives « fuitées » peu après dans Libération, il était difficile de savoir jusqu'où le gouvernement Philippe voulait aller dans sa réforme du marché du travail. Tel qu'intercepté cette fois par Le Monde, le projet de loi d'habilitation présenté le 28 juin en conseil des ministres devrait exclure les chiffons rouges, mais pas les sujets qui fâchent. A la veille du débat parlementaire, c'est moins cependant le contenu circonstancié de la réforme qui importe ici que sa logique et ses intentions

Le « pouvoir d’agir » des salariés à l’épreuve de la rationalité des entreprises

Là où la problématique des RPS (Risques Psycho-Sociaux) n'est considérée qu'à raison légale et où les démarches effectuées pour améliorer la QVT portent sur l'environnement de travail et l'idée d'être « bien dans sa tête, bien dans ses baskets », les notions de contenu, d'organisation et de conditions de réalisation du travail ne sont pas questionnées. Jean-Louis Pépin, sociologue et consultant (IDée Consultants) donne un éclairage sur le « pouvoir d'agir » des salariés, ou plutôt sur la frilosité qu'ont les entreprises à le leur accorder

International Justice Day For Cleaners and Security Guards

L'UNI (Global Union for skills and services) organise cette année sa journée internationale de la justice pour les agents d'entretiens et de sécurité. Bon nombre d'actions sont organisées jusqu'au 15 juin comme le "Yellow Glove Solidarity Selfie", en voici l'annonce : 

Par |2019-05-30T12:07:31+02:0020 mai 2017|Mots-clés : , , , , , , , , , |

Lettre ouverte à Emmanuel Macron

Camarade,Bon je sais que ce n'est pas ton vocabulaire préféré... je le fais un peu exprès, je l'admets, ça doit tenir à ma nature rebelle, pour ne pas dire insoumise ! Depuis que tu t'es lancé en politique je t'ai suivi avec beaucoup d'intérêt. Sans forcément toujours adhérer, loin s'en faut. D'ailleurs ça a commencé avec tes fameux cars : moi j'ai toujours été un fan de trains. Même quand ils sont en retard, même quand ils sont en grève (et ça fait beaucoup en cumulé !)

Dialogue social : sortir du formalisme !

En France - avec la loi Travail - comme dans la plupart des pays d'Europe, la tendance est au déplacement du centre de gravité de la négociation collective vers l'entreprise, au détriment des branches et du niveau interprofessionnel. Beaucoup ont déploré cette évolution en arguant de l'indéniable faiblesse des implantations syndicales dans les entreprises. Pourtant, une autre approche consiste à prendre le contrepied en se posant la question des conditions à réunir pour renforcer les acteurs de la négociation d'entreprise. Ce renforcement est moins une question de moyens qu'une question de posture. Les leçons des études européennes :

Regard d’un sociologue sur la reconnaissance du travail 

Philippe Denimal est sociologue. Il accompagne des branches professionnelles et des entreprises de toutes tailles dans la concertation et la négociation d'accords portant sur la reconnaissance du travail, qu'il s'agisse de classification ou d'évaluation individuelle. Il a repris son ouvrage de 2013 en l'enrichissant de mises au point conceptuelles ou d'expériences nouvelles et l'accent est mis sur l'importance du dialogue social en matière de rémunération. Il s'entretient pour Metis avec Danielle Kaisergruber autour de ce dernier livre Rémunération et reconnaissance du travail. Classification, compétences, appréciation, dialogue social (Entreprises & Carrières, 2016)

Gérard Larcher, quand la valeur travail s’inscrit dans le collectif

« Qui va piano va sano », tel pourrait être le credo de Gérard Larcher, président du Sénat. Dans un entretien accordé le 13 octobre à Metis, celui qui se positionne parfois comme un OVNI à droite, parle de valeur travail, de réformes, des corps intermédiaires, ou encore de l'uberisation, le tout en employant volontiers les termes qui lui sont chers : « confiance » et « collectif »

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