Unions 2.0 : le syndicalisme à l’ère du numérique

Face à l'affaiblissement aigu de l'action des organisations syndicales en France, la diffusion des technologies numériques peut se présenter comme une précieuse opportunité. Bien que le syndicalisme 2.0 puisse être porteur de renouveau, nombreuses sont aussi les menaces qu'il fait planer sur son évolution. A cette dualité de scénarios possibles sont associées des pistes d'actions et de réflexion, qui décideront de la renaissance ou du déclin du syndicalisme en France. Martin Richer livre pour Metis son analyse du syndicalisme à l'ère numérique. Dans un premier temps, il démontre en quoi les syndicats sont absents de la toile, là où pourtant se joue leur avenir, et affirme qu'il leur serait salutaire de s'adapter aux formes de protestation qui mutent. Retrouvez la suite de l'analyse de Martin Richer dans votre newsletter du 16 Juin 2015.

Les emplois atypiques ne sont plus ce qu’ils étaient 

CDD, temps partiel, intérim mais aussi et de plus en plus stages, entrepreneuriat, portage salarial: les formes de l'emploi atypique ne cessent de se diversifier. Mais si certaines prospèrent, d'autres stagnent ou restent marginales. Christophe Everaere, professeur de sciences économiques à l'IAE Université de Lyon 3, revient pour Metis sur la notion d'emploi atypique et interroge les nouvelles sécurités du salariat contemporain.

Réformes territoriales et enjeux sociaux

Parmi les grands pays européens, la France et le Royaume Uni sont sans doute ceux qui ont, à ce jour, le moins décentralisé leurs systèmes de pouvoirs. Or, ces deux pays vont faire face très bientôt et pour des raisons très différentes à des réformes majeures. Leurs systèmes de pouvoir vont s'en trouver profondément modifiés. Seront-ils mieux à même de répondre aux grands enjeux socio-économiques du monde contemporain ?

PIB, le problème intérieur brut

Taux d'emploi, PIB... Certains indicateurs dominent le paysage médiatique et déterminent aux yeux du public le succès ou l'échec des politiques économiques. Quelles sont leurs limites, et sur quels (autres) indicateurs pourrait-on se concentrer pour faire avancer le domaine social ? Florence Jany-Catrice, une économiste française connue pour ses travaux sur les indicateurs de richesse, s'est entretenue avec Metis.

Conflit social : comment maintenir le dialogue ?

Mercredi passé, le ministre du travail François Rebsamen présentait son projet de loi sur le dialogue social au Conseil des Ministres. A cette occasion, notre directeur de publication Claude Emmanuel Triomphe s'est entrenu sur France Culture avec le syndicaliste Christian Larose (CGT) et l'ancien directeur DRH de Sanofi Jean-Luc Vergne. En voici le podcast.

Chômage : que faudrait-il mesurer ? 

C'est le B A BA du statisticien : pas de mesure rigoureuse sans définition précise et stable de l'objet à mesurer. Pour le chômage, le Bureau International du Travail (BIT) l'a posée de longue date: un chômeur est une personne sans emploi, à la recherche effective d'un emploi et disponible immédiatement pour l'occuper. Simple a priori, et conforme au bon sens, cette trilogie soulève pourtant, à l'épreuve des situations concrètes, une foule de questions. Dans cette deuxième partie de son article sur la mesure du chômage, Jean-Louis Dayan s'interroge sur ce que les statistiques ne mesurent tout simplement pas.

Réformer encore ? Pour quoi faire ?

Nos sociétés, notamment dans le pourtour de la Méditerranée, connaîtraient-elles un déficit de réformes structurelles ? Et en particulier s'agissant de leurs marchés du travail ? C'est ce que prétend depuis des années la Commission Européenne et avec elle une large partie des élites politiques et économiques, social- démocratie largement incluse. Et pourtant deux séries de travaux récents font planer un sérieux doute sur cette doxa ou du moins sur son caractère universel pour ne pas dire automatique.

Chômage : que mesure-t-on ? 

En février, le nombre mensuel des demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (disponibles pour travailler et n'ayant pas travaillé dans le mois) a augmenté de 12 800 (+ 0,4%), effaçant pour partie la baisse de janvier, qui était son premier recul significatif depuis octobre 2013. Ainsi mesuré, le chômage a augmenté depuis cette date de 195 000 (+ 5,9 %), et côtoie depuis décembre le seuil fatidique de 3,5 millions. C'est dire que la promesse présidentielle d'une inversion de la courbe en 2013 n'a pas été tenue (ce qu'on savait déjà), mais aussi qu'il est hasardeux de voir dans un seul résultat mensuel l'indication d'un changement de tendance. Une hirondelle ne fait pas le printemps, un retournement durable ne pouvant venir que d'une reprise consistante des embauches, en réponse à l'amélioration de la conjoncture. En la matière, nous n'en sommes au mieux qu'aux frémissements.

Par |2018-12-17T10:16:52+01:006 avril 2015|Mots-clés : , , , , , , , , |

Penser l’Agefiph : un levier efficace et durable

De par la volonté du législateur, l'Agefiph - Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées  - se situe à la croisée des chemins de plusieurs cultures : la culture du paritarisme, la culture du service public de l'emploi, celle du secteur de l'engagement associatif et celle de l'entreprise et du service. Cette situation singulière lui confère une dimension culturelle originale qui repose sur un équilibre de composition entre des codes spécifiques appartenant à chacune des sphères patronale, syndicale, associative et publique.

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