L’entreprise, espace de démocratie ou de bon gouvernement ? (Partie 1)

La démocratie est-elle soluble dans le monde impitoyable de l'entreprise ? L'Institut Veblen s'est donné une mission ambitieuse : œuvrer pour la transition vers un mode de développement soutenable et une économie socialement juste. À ce titre, il s'intéresse depuis de nombreuses années à la question de la démocratie en entreprise. Dans son rapport 2018, intitulé « Démocratiser l'économie », il publie de larges extraits d'une interview de Martin Richer, que nous reproduisons ici.

Réforme Macron : quel marché du travail pour le nouveau monde ?

Contrat de travail, négociation collective, représentation du personnel, Assurance chômage, formation professionnelle : la réforme du marché du travail promise par Emmanuel Macron touche à tout, et bientôt à son terme législatif. Comment caractériser ce gros pavé comprenant quelque 160 pages d'ordonnances et 96 pages de projet de loi, sans compter les accords interprofessionnels qui l'ont précédé ?

Le travail : centre de gravité du syndicalisme

Le travail dans l'automobile a fait l'objet de bien des investigations, Emmanuel Couvreur est un ancien responsable du développement des organisations du travail en production et délégué syndical central CFDT chez Renault. Il est très investi auprès de grandes entreprises de la métallurgie pour mettre en place des espaces de discussion sur le travail.

Metis et NewWorK s’associent pour explorer le travail du futur

Metis s'associe avec « NewWork, le travail du futur », un tout nouvel événement qui tiendra sa première édition en avril, pour explorer ensemble les mutations du travail. Nous vous donnons rendez-vous les 4 & 5 avril au Palais des Congrès de Paris.

Le travail à l’ère de l’intelligence artificielle

Le mathématicien Cédric Villani, désormais député de la République en marche, n'est pas avare de rapports. Après le tout récent rapport sur l'enseignent des maths, le voilà sur le point d'en sortir un autre sur l'intelligence artificielle. Si le sujet filtre bon son côté French Tech et « nouveau monde », il n'en est pas moins un vrai sujet où peuvent se mélanger les rêves et les fantasmes les plus débridés avec les craintes les plus angoissantes. Un monde de robots ou à tout le moins d'humanoïdes associés ! Le futur rapport devrait nous éclairer sur ce qui est en train de se passer en général, mais aussi et comme on s'en doute sur le choc de l'IA avec le travail et l'emploi.

Former pour et par le travail : passer aux actes !

Depuis 2014 le CESER Rhône-Alpes, puis Auvergne-Rhône-Alpes, a exploré les différentes facettes de la relation formation-travail à travers des contributions sur l'alternance, la formation des demandeurs d'emploi et des actifs occupés, en particulier les plus fragilisés. À la fin de sa mandature et à l'aube d'une nième réforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage, il a souhaité soumettre au débat ses contributions. Il l'a fait en partenariat avec l'AGEFOS-PME Auvergne-Rhône-Alpes, riche d'expériences concrètes, lors d'un colloque le 19 décembre dernier à Lyon.

Dans quelles langues travaillez-vous ?

Un gros travail de recherche et d'enquête vient d'être réalisé dans le cadre du programme européen IR MultiLing. Coordonné par Silvie Contrepois, six pays ont été étudiés du point de vue de leur situation en matière d'immigration, de leur politique linguistique et des études de cas d'entreprises ont été réalisées. Danielle Kaisergruber a lu pour Metis Industrial relations in multilingual environments of work (octobre 2016).

La religion au travail ?

Denis Maillard vient de publier un livre percutant et profond, Quand la religion s'invite dans l'entreprise (Fayard, 2017). À partir de nombreuses enquêtes de terrain, de remontées d'expérience, il inscrit l'analyse de la montée des revendications religieuses sur les lieux de travail dans la perspective plus vaste des changements du travail lui-même et de la place qu'y tiennent les subjectivités.

Quand le langage nous travaille : de la langue de bois à la langue de coton

Cela fait bientôt quatre siècles, depuis l'an 1625 exactement, que nos gouvernants et chefs d'entreprise nous échauffent ou nous refroidissent avec la réforme. Mais cela va beaucoup mieux depuis que j'ai appris, grâce à l'opuscule de Pierre Jullien, que ce mot signifie « le rétablissement de l'ancienne discipline dans une maison religieuse ». Comme par ailleurs, il m'indique que le verbe « réformer », dérivé du latin reformare, signifiait au XIIe siècle « rendre à sa première forme », « ramener à sa forme primitive », je comprends mieux qu'à force de « réformer » le Code du travail, on va finir par rétablir les rapports sociaux dans l'état où ils étaient avant l'invention du bienheureux salariat.

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