Le travail et la loi

La rentrée sociale met au cœur du débat le Droit du travail. Je me propose d'y participer, modestement, en partant d'un texte publié en juin dernier, qui en a été un des inspirateurs : Le travail et la loi qu'ont signé ensemble Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen. Ils y proposent une nouvelle approche qui mérite, par son originalité, qu'on s'y arrête et la prenne au sérieux : quelles compréhensions du travail, du droit et de l'histoire sociale de notre pays véhicule-t-elle ?

Par |2018-12-17T10:17:15+01:0022 novembre 2015|Mots-clés : , , , , , , |

Où va la fonction ressources humaines ?

La fonction RH moderne a connu un bref âge d'or dans les années 1975-1995, elle régresse depuis. Elle a partiellement répondu à des enjeux de cette période. Elle dépérit depuis d'une difficulté à accompagner les mutations du travail, de l'économie et des services. Si le mot de capitulation que nous avons employé est brutal - il est discutable - il reste urgent de cerner les leviers d'une reconstruction d'un métier qui n'a rien perdu de sa pertinence, mais à condition d'en comprendre la contribution à la production de la valeur économique d'aujourd'hui et de demain, et pas seulement à celle d'hier. Il s'agit de ne pas jeter le bébé stratégique et politique de la gestion des ressources humaines, avec l'eau du bain technique.

« Aujourd’hui, on achète et on vend des individus »

Étienne P., 50 ans, deux enfants, est un professionnel de la fonction ressources humaines de grandes et très grandes entreprises. C'est un choix. Par sa formation (DESS) et encore aujourd'hui, la GRH est son métier, « celui que je veux faire ». Il a mené une carrière à tous les niveaux de ce métier, alternant des entreprises industrielles, une entreprise de service en B to B et une entreprise du secteur bancaire et financier. Il est aujourd'hui DRH d'un site et Responsable des Relations Sociales (en charge de l'animation des instances représentatives du personnel) au niveau national (plus de 2 000 salariés) d'un grand groupe industriel d'origine française.

Le cerveau plat de l’Europe sociale

Le social a-t-il encore sa place dans une Union européenne dominée par des crises successives ? A-t-il été entièrement dévoré par les idées néolibérales? L'on avait espéré dans ces colonnes que la Commission Juncker, présidée par un homme pour qui le social n'était ni un mot grossier ni un mot étranger, allait renverser un courant, qui, depuis des années, mettait le social à la diète. Cet espoir, peut-être exagéré, semble désormais vain.

« Le logement se situe à la charnière de l’emploi et du travail »

La problématique du logement est devenue incontournable pour dresser correctement la situation de l'emploi, des mobilités professionnelles et des conditions de travail. C'est pourquoi certaines organisations syndicales se sont emparées du sujet et développent des propositions. Martin RICHER, responsable du pôle "Entreprise Travail & Emploi" de Terra Nova, s'est entretenu avec Alexandre GRILLAT, Secrétaire national au développement durable, à l'énergie, au logement et à la RSE de la CFE-CGC.

Par |2018-12-17T10:17:02+01:0014 juillet 2015|Mots-clés : , , , , , |

Logement et sécurisation des mobilités géographiques 

Alors que le taux de chômage ne cesse de battre des records et que la France semble ne pas se remettre de la crise sans précédent de la fin des années 2000, une succession de rapports officiels appellent à une plus grande mobilité des actifs pour améliorer le fonctionnement du marché du travail et la compétitivité du pays. La thématique largement reprise dans le monde politique des « emplois vacants » vient appuyer ce diagnostic : il y aurait en France des centaines de milliers d'emplois vacants prêts à être pourvus si les salariés acceptaient de se montrer plus mobiles. Thomas Sigaud, chercheur en sociologie, analyse pour Metis les enjeux de la mobilité géographique des salariés en France.

La mobilité des Européens face à la crise

L'intégration communautaire a beaucoup œuvré en faveur de la circulation des hommes pour faire de l'Europe un espace sans frontières, où il est possible de s'établir, de commercer, de travailler ou d'étudier n'importe où pourvu qu'on soit citoyen européen. Et pourtant seuls trois pour cent des Européens sont aujourd'hui installés dans un autre État membre. Cécile Jolly ,économiste au Département Travail Emploi de France Stratégie, revient pour Metis sur les migrations des Européens face à la crise. Cet article reprend les éléments présentés dans la note « Profils migratoires européens dans la crise » publiée le 7 Janvier 2015, ainsi que dans l'article « Les Européens répondent-ils à la crise par la mobilité ? » paru dans la revue Esprit le 30 Avril 2015.

L’Europe d’après-crise : inquiétudes et lucidité 

Où en sont les différents pays européens 7 ans après la crise commencée en 2008 ? On sait que la France est très portée sur le pessimisme et l'auto-flagellation. De nombreuses études montrent des citoyens français de tout type plus pessimistes que dans les autres pays : c'est sans doute qu'on ne regarde pas assez les autres. L'Europe d'après la crise ne sera pas celle d'avant. Il ne s'agit pas d'être trop sombre mais juste, lucide.

« La loi du marché » 

Grâce à son nouveau film « La loi du marché », le réalisateur Stéphane Brizé concourait pour la première fois en compétition officielle à Cannes. Aussi discret que talentueux, le réalisateur, en étroite collaboration de son acteur fétiche Vincent Lindon, a été mis sous les feux des projecteurs. Chômage, précarité, petites annonces, Pole Emploi... « La loi du marché » dit l'injustice d'une société qui abandonne l'humain aux griffes de l'économie. Jean Marie Bergère livre pour Metis son analyse de ce film d'actualité. 

Réforme du contrat de travail : tarte à la crème ou nécessité ?

Le CDI, présenté par la loi comme « forme normale et générale du contrat de travail », est rendu responsable de nombreuses contraintes qu'il fait peser sur les employeurs. Les réformistes plaident pour un assouplissement du contrat de travail, sensé favoriser la croissance et améliorer la compétitivité des Etats. Mais qu'en est-il des contreparties en échange d'un emploi plus facile à rompre ? Dans une perspective comparée, Jean Louis Dayan questionne pour Metis les contours de la réforme du contrat de travail.

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